Prêche de Amar Lasfar, le recteur de Lille-Sud: «Le terrorisme n’est pas notre religion»

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Le moment était attendu. Devant près de 2 000 musulmans, le recteur de la mosquée de Lille-Sud s’est fendu d’un prêche limpide. « Nous soutenons Charlie Hebdo dans cette épreuve dramatique… »

Source : La Voix du Nord

Nous sommes Français et musulmans, nous exerçons nos devoirs religieux dans un cadre citoyen… » Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille-Sud, a tenu un prêche dénué de la moindre ambiguïté ce vendredi devant près de 2 000 musulmans réunis pour la prière. « Le terrorisme n’est pas notre religion. N’oublions pas que la première victime de ces barbares a été un policier musulman défendant les valeurs de la République… »

« Un 11 septembre à la française »

Placé devant un « 11 Septembre à la française » dont il craint les répliques, le président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) sait le moment charnière. Au moins espère-t-il que ces temps troublés serviront à lever le voile sur ce qu’il qualifie de « prêcheurs en eaux sales ».

« Salit l’image de l’islam »

Pour dénouer le fil de sa pensée, le prêche d’Amar Lasfar s’est articulé autour de trois points précis. La condamnation « sans aucune réserve » de l’attentat terroriste commis contre Charlie Hebdo ; la dénonciation du terrorisme qui « salit l’image de l’islam » et l’appel à « une vigilance citoyenne pour prévenir tout acte visant à déstabiliser le pays ». Sans oublier « le travail pédagogique de prévention, d’explication et d’immunisation qui s’exerce ici », a-t-il poursuivi. Le but était de démontrer que la communauté musulmane de France constitue une part pleine et entière de la République et qu’elle « se doit d’en être fière ».

« Vous n’avez pas à avoir honte »

« Vous n’avez pas à avoir honte de ce que vous êtes dans la mesure où vous n’avez rien à voir avec ce qui se passe. Les musulmans sont chez eux en France. Ils y ont des droits et des devoirs. Aujourd’hui, ils traversent une situation difficile, aidez-les à surmonter cette épreuve, ne les stigmatisez pas… ». Le risque est grand et parfois vécu de façon insidieuse. Au sortir du prêche, Houdaifa Oufkea, jeune étudiant en école d’ingénieur, confiait : « Je condamne sans restriction les actes commis et j’ai souvent la sensation de devoir me justifier sans être concerné ». Sur le pas de la porte, drapeaux français, dénonciation de la violence et minute de silence à la mémoire des victimes auront marqué le moment qui appelle à la réconciliation. « Non à la barbarie, non au terrorisme ».

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