Marie, escort: «Avant mon divorce, je vivais comme une princesse…»

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Les annonces d’escorting pullulent sur les sites grand public lillois. Derrière chacune des photos aguichantes se dissimulent des vies souvent brisées ou accidentées. Le miroir renvoie à la satisfaction de besoins premiers et de survie à assurer. Rencontre avec une « occasionnelle »…

Source : La Voix du Nord

Marie, la quarantaine, avait une vie paisible. Un mari aisé, des enfants charmants. « Je vivais comme une princesse ». Un divorce la met sur la paille. Deux années de galère, à dormir dans une voiture, à quémander de l’aide, à ne pas perdre sa dignité. La jeune femme présente bien, sait parler, cultive le sens de l’écoute mais n’a aucune expérience professionnelle. « Quand tout allait bien à la maison, je m’occupais de mes enfants ». Trop léger pour espérer rebondir par temps de crise. Une amie d’école lui met la puce à l’oreille : l’escorting comme moyen de survie ? L’idée fait son chemin. Quelques photos plus tard publiées sur un site spécialisé (200 euros par mois pour une visibilité minimale), la première rencontre se fait « avec quelqu’un bien ».

« Une escort occasionnelle »

Depuis, la Lilloise se définit comme « escort occasionnelle à fins alimentaires ». « Peu » de rendez-vous par mois tarifés à 150 euros. « Le montant me permet d’écrémer les clients et m’assure l’équivalent d’un SMIC. Cela me suffit. Je travaille seule et mon activité (non déclarée) me permet de payer mes factures. Je ne dois rien à l’État français », poursuit Marie.

La déclaration bravache dissimule mal quelques fêlures. La première est le secret si lourd qui entoure le choix. « Personne dans ma famille n’est au courant ». La deuxième tient au prix intime à payer. « Même si je ne me sens pas dégradée, on le vit parfois très mal… » La dernière vire à la spirale infernale. « Mon ambition est de refaire ma vie, pas d’être escort. Mais l’un empêche l’autre… Si je rencontre quelqu’un de bien, j’arrête tout de suite ». Déclaration sous forme de bouée lancée à la mer par cette femme qui voit « une vie évidente » s’éloigner chaque jour. « Des fois, j’aimerais bien me lever le matin et faire mes huit heures comme tout le monde. ». L’endettement vécu comme une épée de Damoclès l’a forcée à d’autres choix. « Je fais de l’escorting pour payer mes factures. Sans souteneur. Cette vie ne me convient pas… » Le téléphone sonne.

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