Lensois : deux collégiens appellent au jihad en plein cours et sont placés en garde à vue

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Ce sont deux affaires bien distinctes mais qui se ressemblent beaucoup qui ont mobilisé les policiers de Lens et d’Avion, mardi. Deux collégiens ont refusé de faire une minute de silence en hommage aux victimes des attentats de la semaine dernière. Pire, ils ont estimé qu’il n’y avait pas eu assez de victimes et qu’ils envisageaient de faire le jihad. Ils ont tous deux été placés en garde à vue et ont fait l’objet de poursuites.

Source : La Voix du Nord

Ces deux affaires d’apologie du terrorisme se sont déroulées lundi et mardi dans deux établissements scolaires distincts sur le secteur de Lens.

La première a été traitée par la police lensoise. Les fonctionnaires ont en effet été appelés au sein d’un collège de Sallaumines par le principal. Ce dernier leur a présenté un collégien de 13 ans fraîchement scolarisé dans l’établissement. Pendant le cours d’anglais, il aurait crié haut et fort avoir été heureux de voir des policiers mourir lors des attentats perpétrés la semaine dernière. Il aurait même regretté qu’il n’y ait pas davantage de victimes.

L’enseignante l’a alors fait sortir de cours et l’a envoyé dans le bureau du principal, où l’élève n’aurait pas hésité à réitérer ses déclarations… Vu la gravité de ses propos et son attitude agitée, le principal avait donc alerté les services de police.

Mis en examen

La maman du collégien était prévenue par l’établissement tandis que son fils était placé en garde à vue à l’hôtel de police de Lens. Il en est sorti libre le soir avec une convocation devant le juge des mineurs le 20 février pour être mis en examen.

La seconde affaire a été traitée par les fonctionnaires de police d’Avion. Ces derniers sont intervenus sur instruction du parquet d’Arras mardi vers 12 h 45 au sein d’un collège lensois à la suite d’un signalement. La veille, alors que l’une de ses camarades de classe évoquait la mort de policiers au cours des attentats de Charlie Hebdo, un collégien aurait déclaré : « Si c’était moi, j’aurais pas tué que douze personnes, j’aurais tué tout Paris. » Il aurait ajouté avoir l’intention d’aller en Syrie pour faire le jihad.

Placé en garde à vue, le jeune homme a reconnu les faits et a expliqué, avec ses propres mots, ne pas tolérer que le blasphème ne soit pas considéré comme un délit…

Entendus par les policiers, ses camarades de classe ont confirmé qu’il avait refusé de respecter la minute de silence.

Sur instruction du parquet d’Arras, il a été laissé libre au bout de quelques heures de garde à vue. Ses parents ont été prévenus et le jeune homme a pris une petite leçon d’éducation civique, à laquelle il semblait plutôt réceptif… En tout cas, il devra se présenter le 4 février devant le délégué du procureur.

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