Affaire Carlton : Laura, masseuse dans un bar de Dodo, confrontée à la «perversité» des clients

Proces du Carlton - jour 4 -Modo la Saumure alias Dominique Alderweireld

En ce quatrième jour de procès, Laura revient à la barre. Blonde, fragile. Elle est partie civile dans le procès et est entendue au moment où le tribunal décortique les agissements de Dodo la Saumure et de sa compagne Béa. Laura avait signé pour un poste de masseuse à la Villa à Tournai.

Source : La Voix du Nord

Laura découvre aussi le 36, la visite est guidée par Béa, la compagne de Dominique Alderweireld. « Quand je signe, il y a les filles autour de moi. Des filles de République Dominicaine, des Espagnoles, des Belges, des filles de l’est ». Elle comprendra, dit-elle, que les filles ont peur. Elle signe pour trois-quatre mois.

« Vous n’imaginez pas la perversité de ces hommes »

À la barre elle s’égare longuement sur son passé douloureux. Elle raconte comment dans le salon de massage, elle évite les corps à corps et comment elle passera outre les accessoires sado-maso. Elle travaillera une fois au 36 : « On est assises derrière un rideau, en tenue la plus sexy possible. Aucune sécurité dans le bar pour les filles. Les clients sont des gens souvent pas très propres, ce ne sont pas des beautés. Vous n’imaginez pas la perversité de ces hommes qui entrent dans les bars montants. » Nous voici momentanément au cœur du quotidien des filles, assis sur la chaise d’à côté.

Dodo atterré par cette version

À la barre, Dominique Alderweireld se dit atterré de cette version des établissements qu’il a présentés tout à l’heure quasi comme des maisons familiales. Au président Lemaire il explique : « Si elle a répondu à l’annonce, c’est de son plein gré ». Il s’accroche dur comme fer au statut d’indépendantes. « Je l’ai rencontrée à Lille. Je ne l’ai pas emmenée à Tournai. » Pour des raisons précises : « Je connais la loi. Si je l’amène en Belgique, c’est un délit, si elle vient seule c’est de son plein gré ». Bernard Lemaire lui rappelle que justement, on lui reproche du démarchage en France.

Le débat vient sur une autre jeune femme que lui a présenté René Kojfer. Dominique Alderweireld parle d’elle en termes peu amènes « elle est moche », « elle est pas maligne ». Il voudrait l’assentiment du tribunal : « regardez, vous avez les photos ». Le président Lemaire apprécie moyennement et l’entraîne sur le terrain du respect des femmes. Le président cite des extraits de conversations téléphoniques où il est question de « cheptel » etc. L’autre n’a peur de rien : « je fais de l’Audiard ». Fin du deuxième volet.

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