Combat de coqs : la fondation Bardot sera dimanche à Gondecourt


Pour l’instant, le combat de coqs de ce dimanche à Gondecourt reste autorisé. Photo Archives Pascal Bonnière
Photo Archives Pascal Bonnière

Ce dimanche après-midi est prévu un combat de coqs, à Gondecourt. La fondation Brigitte-Bardot avait envoyé, jeudi, une lettre au préfet de région pour lui demander d’interdire la manifestation. Sans réponse de la préfecture pour l’instant, son porte-parole annonce sa venue. Et portera plainte si le combat a bien lieu.

Source : La Voix du Nord

Dans son premier communiqué, la fondation avait affirmé : «  La mairie de Gondecourt, contactée par nos soins, confirme que cette localité ne peut se prévaloir d’une tradition ininterrompue, les combats étant organisés depuis peu dans un nouveau gallodrome ».

Le maire de Gondecourt n’est pas du même avis : « Je suis Gondecourtois de longue date et pour moi, ces combats de coqs ont toujours existé », affirme aujourd’hui Régis Bué à La Voix du Nord. « Certains disent que la tradition aurait été interrompue. À ma connaissance, c’est faux. La fondation Bardot connaîtrait-elle Gondecourt mieux que moi ? » raille l’élu.

Une tradition ininterrompue ?

Christophe Marie, porte-parole de la fondation Bardot, n’en démord pas. Il rappelle tout d’abord les textes : pour que les combats soient autorisés, il faut qu’ils le soient « dans une localité à tradition ininterrompue » ; et la création de nouveaux gallodromes est interdite depuis 1964. « Or, les combats ont, semble-t-il, repris en 2013, après une interruption ! ». Le lieu qui doit accueillir la manifestation, dimanche à 16 h 30, vient par ailleurs de changer, par la force des choses : l’ancienne salle de musique, qui faisait office de gallodrome, est fermée, depuis l’effondrement de sa toiture, le 12 décembre dernier. Dimanche, l’événement est prévu sous le préau d’une école maternelle.

« Acte de cruauté envers les animaux »

Christophe Marie viendra de Paris, dimanche, afin de constater, le cas échéant, la tenue de ces combats de coqs. « Si c’est le cas, j’irai porter plainte auprès de la gendarmerie de Phalempin pour acte de cruauté envers les animaux », menace-t-il. Alors que la législation sur le statut de l’animal a changé en 2014 (il est passé, dans le code civil, de « bien meuble » à « être vivant doué de sensibilité »), le représentant de la fondation estime que « c’est le moment de regarder ces pratiques arriérées. Ce n’est pas parce qu’elles existent depuis longtemps qu’elles sont justifiées ».

Alors qu’à Gondecourt, certains imaginent déjà une manifestation avec banderoles et tutti quanti, Christophe Marie, lui, ne l’envisage pas. « Je viendrai seul… Mais je ne peux pas prévoir si des sympathisants décideront de venir sur place. »

 

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