Rixe entre migrants à Calais : des riverains dénoncent une situation « infernale »


Une riveraine de la route de Gravelines a renforcé la sécurité aux abords de sa maison, estimant que la situation est devenue «
infernale
».
Une riveraine de la route de Gravelines a renforcé la sécurité aux abords de sa maison, estimant que la situation est devenue « infernale ».

Des rixes violentes entre migrants ont fait plusieurs dizaines de blessés dans la nuit de dimanche à lundi. Certains riverains de la route de Gravelines racontent avoir entendu des « hurlements » et leurs craintes. Témoignages.

Source : La Voix du Nord

Elle ne dormait pas quand les premières bagarres ont éclaté : «  J’étais en train de regarder la télé quand on a entendu des hurlements, raconte cette riveraine de la route de Gravelines. Ça hurlait de partout, alors on a fermé les volets. On s’est dit on ne sait jamais, s’ils viennent dans la cour. Les cris venaient vraiment de loin, alors j’ai pensé qu’ils devaient vraiment hurler très fort. J’étais tétanisée, j’en ai fait des cauchemars pendant la nuit. C’est la première fois que ça se passe comme ça : jusqu’ici on n’avait jamais eu ce genre de problèmes. »

La voisine de cette jeune femme n’a «  rien entendu  » pour sa part : «  Et je n’en suis pas mécontente, explique-t-elle. Parce qu’ici, on vit avec un sentiment de peur permanent. On ne se sent pas en sécurité.  »

« On vit dans la peur »

Un peu plus loin sur la route de Gravelines, une riveraine raconte avoir «  entendu crier une première fois vers minuit 50. On aurait dit une foule qui criait. Sur le coup j’ai cru que c’était une fête. Mes volets et mes fenêtres étaient ouverts, alors j’ai regardé et j’ai vu les gyrophares et les camions de gendarmerie et de police. Ça s’est arrêté, puis ça a repris de plus belle vers 3 h.  » Cette situation est «  infernale  » selon cette dame, dont le portail, qui porte une inscription « Chien méchant », est désormais cadenassé par une chaîne : «  On vit dans la peur ».

C’est sur un ton excédé qu’un riverain du chemin des Dunes (celui qui jouxte la nouvelle jungle et qui mène à l’accueil de jour pour migrants Jules-Ferry) lâche quelques mots : «  Oui, j’ai entendu des cris dans la nuit, et oui, j’ai vu des gens courir dans tous les sens. Ça a souvent lieu le dimanche, parce qu’il n’y a pas de camions et pas de police, alors les migrants boivent et ça devient une zone de non-droit. Le préfet et le ministre disent que tout est sous contrôle alors qu’ils ont mis sur le même terrain 3 000 migrants de cinq ethnies différentes, sans que la police ait les moyens d’intervenir ! Comment voulez-vous que je sois serein ? Qui voudrait vivre à côté de ça ? »

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