Pédopornographie : quand une enquête du FBI mène jusqu’à Lille

iu-4

Les enquêteurs américains ont l’habitude de créer de faux sites pédopornographiques pour attirer les suspects dans leurs filets. En 2012, le Départment of Justice repère ainsi un téléchargeur normand. Lui-même correspond avec un Lillois.

Source : La Voix du Nord

Ce trentenaire vient d’être condamné et inscrit sur le fichier des délinquants sexuels. « C’est une enquête du FBI qui vous vaut d’être jugé aujourd’hui », commence la présidente Audrey Bailleul, le nez plongé dans un dossier.

À la barre, un jeune homme blafard. Sa mine blême tranche sur son complet sombre. Le signalement du FBI remonte à 2012. Quand les policiers français sonnent à la porte du Lillois, deux ans ont passé. L’occasion pour Patrick Férot, l’avocat de cet informaticien, de minimiser les faits reprochés. « Les Américains avaient une autre personne dans le collimateur, résume le défenseur. Ils sont remontés à mon client par ce biais. »

N. V. a peut-être été atteint par ricochet. Il n’est pas pour autant ménagé par les magistrats. « Vous avez connu une première alerte, souligne la procureure Flavie Briche. Vous avez été surpris par votre compagne. Pourtant, vous avez continué. »

« Des enfants avec des poupées, des doudous… »

En France, le téléchargement ou même le simple visionnage de fichiers à caractère pédopornographiques sont illégaux et peuvent mener face au tribunal. Dans ce cas précis, il est question de dizaines de fichiers. Sans oublier un chat sous pseudo : Julie59Bel et des contacts avec des jeunes filles se déshabillant face à la webcam. La représentante du parquet est particulièrement perturbée par le contenu du dossier. « On y trouve des enfants avec des poupées, des doudous… », insiste Flavie Briche, faisant ainsi remarquer le jeune âge de ces cibles. D’où des réquisitions sévères à l’égard d’un homme au casier judiciaire sans tache jusque-là. Un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve et une inscription au fichier des délinquants sexuels.

« Des pulsions »

N. V. évoque des « pulsions », jure qu’il a « entamé des soins ». Ce sera finalement quatre mois de sursursis avec mise à l’épreuve (SME) avec obligation de soins. Et une inscription au fichier des délinquants sexuels.

Pendant des années, il lui faudra signaler tout déménagement aux autorités.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s