Avec plus de mille migrants, le Dunkerquois craint un Calais «bis»

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Ils sont arrivés en masse depuis quelques jours. On dénombrerait chez nous entre 1000 et 1500 migrants. Alors que la CUD, les maires et l’État se mobilisent pour que le Dunkerquois ne devienne pas un Calais « bis », des voix commencent à s’élever contre les choix du maire de Grande-Synthe.

Source : La Voix du Nord

Ils sont officiellement un millier à errer entre Grande-Synthe et Téteghem. Officieusement, on serait plus proche de 1500. L’afflux de migrants a explosé en l’espace de quelques jours. Alors que le camp de Téteghem est configuré pour accueillir une centaine d’étrangers en situation irrégulière, on en dénombre 330.

À Grande-Synthe, la situation a dépassé le seuil critique, avec près de 800 clandestins. Des chiffres confirmés par le préfet, avant-hier, lors d’une rencontre avec Patrice Vergriete et Franck Dhersin. De source administrative, cette population, que l’on ne peut pas qualifier de « réfugiés », n’a jusqu’à présent formulé aucune demande d’asile en France.

Ils n’ont qu’un but : gagner la Grande-Bretagne. Des associations passent régulièrement dans les camps pour les inciter à demander l’asile et le statut de réfugiés. Mais elles essuient un refus systématique. Dans ce sens, les efforts seront ciblés sur les Syriens plus récemment arrivés. « Sachant que les maires de la CUD et l’État se sont mis d’accord. Ceux qui obtiendront ce statut ne devront pas s’installer dans le Dunkerquois », insiste Patrice Vergriete, au nom de la CUD.

Reste que cette arrivée massive de migrants provoque un regain de tensions (lire plus bas). Les policiers ne peuvent plus intervenir sans être pris pour cibles.

De source policière, les réseaux de passeurs se sont considérablement renforcés, créant ce qui n’existait pas auparavant : des passerelles entre les camps de Grande-Synthe et Téteghem. Les associations humanitaires confient qu’elles se sentent de moins en moins en sécurité. La présence accrue de passeurs armés suscite un climat de peur. Il est ressorti, de la rencontre en préfecture, qu’il fallait lutter avec plus de fermeté contre les réseaux de passeurs et que l’objectif à court terme était de réduire cet afflux soudain de clandestins. Mais quand le maire de Grande-Synthe, Damien Carême, a annoncé l’installation du Wifi dans la « jungle », les autorités judiciaires, administratives et policières ont fait des bonds.

Les passeurs ne pouvaient pas rêver mieux pour faciliter leurs activités criminelles de racket et de traite d’êtres humains. Ils pourront passer à travers les écoutes téléphoniques, jusqu’à présent le seul moyen d’identifier les acteurs des filières et de permettre d’établir leur culpabilité.

« Pour nous, c’est la fin des enquêtes contre ce trafic. Les passeurs se frottent les mains. Ils vont faire venir les migrants en masse. On se prépare à un Calais bis », nous confiait, dépitée, une source policière. Cela intervient après que Damien Carême a ouvert l’accès aux voitures dans la « jungle ». Au départ pour aider les associations humanitaires. Ce sont les passeurs qui en ont profité, garant leurs berlines et leurs camionnettes à l’intérieur du camp pour mieux « travailler » et se protéger des interventions de la police qui ne peuvent plus intervenir en flagrant délit dans le camp.

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