Calais, c’est la faute à Le Pen

C’est non. À Calais, fort d’un arrêté, le maire de droite (LR) a interdit au collectif « Les Calaisiens en colère » de manifester, ce dimanche, pour dénoncer « l’insécurité liée aux migrants ».

« Pour la sérénité de tous, […] afin d’éviter des problèmes qui pourraient s’avérer graves », ainsi se justifie Natacha Bouchart. Qui, le 11 septembre, au vu des manifestations à répétition devant l’hôtel de ville, des migrants eux-mêmes comme celles des « Calaisiens en colère », avait néanmoins clairement évoqué une situation « incontrôlable ».

Source : Boulevard Voltaire

Madame le maire a-t-elle peur de certains des 3.500 et quelques migrants qui terrorisent les riverains, par exemple ceux du chemin des Dunes ? Ces migrants au sang chaud qui déclenchent des guérillas, qui se baladent bâton ou barre de fer dans les mains, qui caillassent les maisons de vieilles dames, qui pénètrent chez elles pour les voler ? Les pompiers, en revanche, n’ont pas honte de l’avouer qu’ils ne se déplacent plus qu’accompagnés des forces de l’ordre, quand ils se déplacent, raconte une Calaisienne.

Non, apparemment, le maire de droite Natacha Bouchart a peur… des « Calaisiens en colère » ! Même si elle comprend qu’ils soient « excédés », « ce n’est pas la violence physique ou verbale qui est la solution ». Mais qui fait montre de violence physique, dans la jungle de la ville ? Les riverains contraints de bunkériser leur habitation et qui dépensent leur argent en portail, clôtures, projecteurs et autres caméras et barbelés ? De vieilles dames terrifiées qui n’ont d’autre possibilité que de se réfugier à la cave ? Des cafetiers qui ont fini par mettre la clé sous la porte ?

On l’a compris, les Calaisiens ont un droit, un seul : celui de se taire. Parce qu’ils finiront bien par se faire une raison, n’est-ce-pas, les Calaisiens « qui ont l’impression que cette situation n’aura jamais de fin et qu’on les méprise, qu’on ne respecte pas leur personnalité » et qui voient que « la situation économique se dégrade », expliquait l’élue, le 31 août. Elle a donc proposé de mettre un terme aux souffrances de ses administrés ? D’appliquer la loi dans la « situation apocalyptique de la new jungle », comme la décrit fort justement Marine Le Pen, et donc de renvoyer les clandestins d’où ils viennent ? Que nenni !

Alors, récapitulons. Ouvrez le ban !

Primo, Natacha Bouchart avoue ne plus rien contrôler de la situation engendrée par la présence de plusieurs milliers de clandestins au bord de la rocade d’accès au port, tout en enjoignant la population… à « vivre avec la problématique des migrants » dans les meilleures conditions possibles ! Mais c’était précisément le motif de leur manifestation, les migrants qui posent des problèmes !

Secundo, Natacha Bouchart affirme que les clandestins – par définition, des gens que les autochtones n’ont pas invités – peuvent « être une richesse culturelle exceptionnelle » et que « les Calaisiens pourront s’enrichir encore plus de ces populations migrantes ». Mais si la cohabitation s’avère impossible avec 3.500 migrants, la Les Républicains qu’elle est a-t-elle réfléchi à ce qu’il adviendra avec 100, 1000 fois plus ?

Tertio, tenons-nous-le pour dit : tout cela est la faute du Front national, à l’image de Marine Le Pen « qui « instrumentalise Calais », dit-elle. Fermez le ban !

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