progressivement Calais bascule dans une atmosphère de guerre civile

4834654_6_f098_des-migrants-entrent-dans-la-remorque-d-un_010823bd853c8092b398f6a18942a0ee«  » Une impression de guérilla urbaine.  » Jeudi 17 décembre dans la soirée, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Jean-Pierre Valensi, exprimait sa stupéfaction devant les scènes auxquelles il avait assisté par hasard, en début d’après-midi : des centaines de migrants à l’assaut du tunnel sous la Manche, mais cette fois au milieu de la journée, et en bien plus grand nombre que lors d’épisodes précédents – « un millier », selon M. Valensi. « J’avais une réunion à Calais, je passais par là et me suis arrêté pour essayer de comprendre ce qui se passait. J’ai eu l’impression d’une organisation quasi militaire, par petits groupes, comme si tout était soigneusement préparé. » (…)

Source : Le Monde

Les groupes ont commencé à se former vers 14 heures. « J’ai senti qu’il se préparait quelque chose, raconte Bruno Deprez, directeur du magasin But, aux abords de l’autoroute A16. D’habitude, ils ne sont pas aussi nombreux en pleine journée. J’avais vu une attaque équivalente cet été, avec l’hélico, on se croyait aussi en guerre civile… » La police s’est organisée très vite mais, sur ce terrain étendu et vallonné, a été confrontée à un cas de figure inédit : des réfugiés progressant simultanément par grappes étalées sur un front mobile d’un kilomètre, le long de l’A16.

L’autoroute a dû être coupée deux heures à la circulation, dans les deux sens.

La veille déjà, la tension avait grimpé, cette fois à l’entrée du port, des migrants sprintant sur les voies rapides près du centre hospitalier, sous le regard des enfants de l’école maternelle Beaumarais. Jeudi, ce sont les enfants de l’école maternelle du Fort Nieulay qui ont senti fortement les effluves de gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l’ordre. De quoi faire fuir aussi les rares clients des centres commerciaux. « A l’approche de Noël, c’est une catastrophe pour nous, constatait M. Deprez. Les gens n’osent plus faire leurs courses dans ce secteur. Le moindre déplacement, qui prenait encore cinq minutes, il y a six mois, peut durer 30 à 45 minutes maintenant. J’ai un fils handicapé, je ne sais jamais à quelle heure il va pouvoir rentrer. »

La secrétaire de M. Deprez, Delphine Bélot, montre sur son smartphone les photos de son jardin aux grillages défoncés, dévasté par les passages de réfugiés, non loin d’un café routier. « Mes enfants sont terrifiés. Ce midi, j’ai encore dû chasser de mon jardin trois migrants prêts à s’introduire chez moi. » (…)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s