L’église Saint-Joseph du Cateau-Cambrésis est à vendre pour 70 000 euros


«
 Ancienne église désacralisée située dans le Cambrésis, à une demi-heure de Cambrai. Surface couverte de plus de 280 m² 
», précise l’annonce.

Sa démolition avait été l’une des solutions envisagées. Fermée depuis plusieurs années, « désacralisée » au printemps 2015, l’église Saint-Joseph du Cateau, devenue inutile au point de vue cultuel, a finalement été mise en vente. Sur le site d’une agence immobilière, le bâtiment est présenté comme un « bien atypique »… d’une valeur de 70 000 €.

Source : La Voix du Nord

 

« Il y a des amateurs », confie-t-on au sein de la paroisse Notre-Dame-de-la-Fraternité. Attirés par l’annonce publiée sur le site Internet de l’agence Akinita, et qui décrit en ces termes l’église Saint-Joseph du Cateau-Cambrésis : « Ancienne église désacralisée située dans le Cambrésis, à une demi-heure de Cambrai. Surface couverte de plus de 280 m². Électricité et chauffage refaits récemment. Située à proximité de tous commerces. Jardin d’approximativement 130 m². Bien atypique. » Attirés peut-être aussi par le prix de l’édifice religieux niché dans le quartier Seydoux : 70 000 €.

Une somme tout sauf exorbitante, mais qui sous-entend des travaux d’envergure. L’église Saint-Joseph est loin d’être en ruine (lire ci-dessous). « Elle était très agréable », confiait dans nos colonnes, début 2015, l’abbé Gérard Duhaubois, curé de la paroisse Notre-Dame-de-la-Fraternité. C’est en réalité pour des raisons de sécurité que l’église, bâtie en 1913, avait été fermée il y a quelques années. En cause notamment, l’absence d’issue de secours autre que la porte d’entrée. Les travaux nécessaires avaient été chiffrés 600 000 €. Un coût que cette paroisse de dix-sept clochers ne pouvait supporter.

D’autant qu’« o n s’est rendu compte que cette église n’était plus nécessaire pour la vie de la paroisse », rappelait hier l’abbé Duhaubois. Qui, en accord avec l’association diocésaine, propriétaire des lieux, n’a pas jugé utile d’y mener « les travaux importants » nécessaires pour « restaurer quelque chose qui ne nous servirait pas ensuite ».

Un état de fait qui aura donc présidé à la décision de mettre en vente l’édifice, préférée à la démolition un temps envisagée parmi les pistes de réflexion. Une réflexion accélérée par la dégradation de l’église qui avait semblé commencer à s’accentuer en fin d’année 2014. Quelques mois plus tard, lors de la cérémonie des Rameaux, l’église était « désacralisée ».

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