Lille- Un réfugié congolais condamné pour agression sexuelle.

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Lundi, un agent de sécurité a assisté à la scène, précisant même aux policiers avoir vu l’homme remonter la braguette de son pantalon. Kisombe Bokulata Boyunga, 48ans, domicilié à Villeneuve-d’Ascq, sera immédiatement arrêté. Il était jugé ce mercredi en comparution immédiate.

Face aux magistrats, dans sa veste de velours ocre, l’homme a de l’allure. Originaire de Kinshasa (Congo), réfugié politique depuis 1989, il s’exprime posément et reconnaît sans circonvolutions l’agression sexuelle. « J’ai des pulsions qui me donnent envie de sortir mon sexe et de me frotter aux demoiselles.  »

Source : La Voix du Nord

Il a interrompu l’an dernier le traitement médical imposé le temps d’un précédent suivi socio-judiciaire. «  Parce qu’il y avait des effets secondaires sur votre sexualité ?  », interroge le président Marc Trévidic. Le prévenu hoche la tête.

Il a une compagne qui est la mère de ses jumeaux de 10 mois. «  Cela fait vingt ans que vous revenez devant les juges régulièrement pour des faits de nature sexuelle  », déplore la procureure Sylvie Postel. Kisombe Bokulata Boyunga a été condamné trois fois pour exhibition, deux fois pour agression sexuelle et a purgé huit ans pour viol, condamné en 2005 par la cour d’assises des Yvelines.

Au fil de ses comparutions, il a fait l’objet d’expertises psychiatriques. «  Une conduite déviante mais pas de pathologie qui aurait altéré le discernement  », ont conclu à chaque fois les médecins. La procureure s’inquiète. «  Parce que la présence de contrôleurs ne l’a pas empêché d’agir, parce que la victime a dit qu’il attendait au pied de l’escalator comme s’il cherchait la bonne victime.  »

En défense, Me Édith Ngouno conteste «  un comportement de prédateur sexuel  ». Son client a «  des pulsions qui nécessitent des soins  », insiste l’avocate. Il est aussi «  un homme qui travaille en CDI comme agent d’entretien chez les Petites Sœurs des pauvres  ».

Le tribunal a néanmoins suivi les réquisitions du parquet. Kisombe Bokulata Boyunga a été condamné à dix-huit mois de prison avec mandat de dépôt. À sa sortie, il aura un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans, avec une injonction de soins. S’il ne respecte pas cette mesure, il risque deux ans de prison supplémentaires. Il a été inscrit au fichier des délinquants sexuels.

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