COMPTE-RENDU DU CAFÉ LITTÉRAIRE DE FÉVRIER 2019

Deuxième mois de l’année et nous voici à nouveau dans les starting-block, enfin, dans les blocs de départ pour éviter tout anglicisme, la langue du colon, hein, voilà !!

La diversité et la mixité furent de mise, comme dans une publicité Benetton, avec au programme, du classique, de l’histoire, le tout arrosé avec de la bière Allemande et des petits-fours. Elle est pas belle la vie ?

Allez, bonne lecture et rendez-vous chaque premier samedi du mois.

La crise de la conscience européenne 1680 – 1715 de Paul Hazard

Edition : Poche
Nombre de pages : 444
Prix : 8,30€

« La majorité des Français pensait comme Bossuet: tout d’un coup, les Français pensent comme Voltaire: c’est une révolution », écrivait Paul Hazard dans ce livre désormais classique. De 1680 à 1715 s’affrontent en effet les idées les plus contradictoires et les plus puissantes. L’ordre classique, qui avait repris force après la Renaissance, paraissait éternel. Or, vers 1680, tout se met à bouger. Un air extérieur semble souffler dans le solennel édifice; des esprits ont l’audace de prétendre que les Modernes valent bien les Anciens, que le progrès doit l’emporter sur la tradition, la science sur la foi. « Il s’agissait de savoir si l’humanité continuerait sa route en se fiant aux mêmes guides ou si des chefs nouveaux lui feraient volte-face pour la conduire vers d’autres terres promises. »

Chevaleresses : Une chevalerie au féminin de Sophie Cassagnes-Brouquet

Edition : Perrin
Nombre de pages : 240
Prix : 20€

Nourrie d’exemples, une interprétation renouvelée du rôle et de la place des femmes dans la société politique et militaire au Moyen Age.

Les femmes, paraît-il, seraient partout et toujours porteuses d’un pacifisme marqué par une sainte horreur de la violence, tandis que la guerre serait une activité exclusivement masculine. Ce stéréotype a masqué, dans l’histoire du Moyen Âge, la présence de combattantes conscientes et actives. L’enquête débute avec l’apparition des premières cavalières de l’âge féodal et leur participation aux croisades, et se clôt avec la figure de Jeanne d’Arc, à la fois réelle et idéale. Des femmes, aristocrates pour l’essentiel, partagèrent l’idéal chevaleresque de l’époque, organisèrent des tournois, furent intégrées dans les ordres militaires de chevalerie.

Agrégée et docteur en histoire et en histoire de l’art, Sophie Cassagnes-Brouquet enseigne l’histoire médiévale à l’université de Toulouse-Le Mirail.Elle a notamment publiéLa Passion du livre au Moyen Âge, Les Romans de la Table Ronde, premières images de l’univers arthurien et La Vie des femmes au Moyen Âge.

Le Génie du Christianisme de Chateaubriand

Edition : Flammation
Nombre de pages : 504 x 2 tomes
Prix : 10€ x 2 tomes

« De toutes les religions qui ont jamais existé, la religion chrétienne est la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres. Le monde moderne lui doit tout, depuis l’agriculture jusqu’aux sciences abstraites, depuis les hospices bâtis pour les malheureux jusqu’aux temples élevés par Michel-Ange et décorés par Raphaël. Il n’y a rien de plus divin que sa morale, rien de plus aimable, de plus pompeux que ses dogmes, sa doctrine et son culte ; elle favorise le génie, épure le goût, développe les passions vertueuses, donne de la vigueur à la pensée, offre des formes nobles à l’écrivain et des moules parfaits à l’artiste. » 

Ouvrage apologétique majeur de François-René de Chateaubriand, dans laquelle l’auteur tente de démontrer la beauté de la religion chrétienne sous l’aspect de la beauté poétique.

Souffrance et mort du Maréchal de Jacques Isorni

Edition : Flammarion
Nombre de pages : 336
Prix : 500 francs

Pourquoi le lire :

Témoignage par Jacques Isorni, avocat du Maréchal Pétain lors du procès pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison tenue entre juillet août 1945, l’oeuvre se distingue par sa lecture limpide et le portrait que nous dresse l’auteur de son client ainsi que de l’ambiance de l’époque.

L’homme, qui se distingua déjà pour avoir écrit les mémoires de Robert Brasillach, fusillé à la prison de Fresnes avec lequel les conversations furent précieuses, permit de définir l’angle de la défense basé sur la démonstration d’une politique cohérente.

Véritable immersion, le livre permet de connaître les dernières années, qui furent celle d’un martyr avec toute la détresse de l’homme, du mari, du chef d’état, du père de la nation de la prison de Montrouge à l’île d’Yeu. Le Maréchal y apparaît avec toutes ses aspérités, tantôt joyeux, maussade, pris de fou-rire où d’un pessimisme quant à son sort.

Celui qui fut a Vichy, le seul grand homme, comme le dit De Gaulle, qui défendît la France comme il a défendu Verdun, nous livre ici un témoignage formidable passant de la guerre de 1914 auprès de Foch, par Charles Maurras, Daladier, de Siegmarigen à Alger.

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