COMPTE-RENDU DU CAFÉ LITTÉRAIRE DE MAI/JUIN 2019

L’adage dit « il n’est jamais trop tard pour bien faire » !! Je sais, vous l’attendiez avec impatience, le voici, le voilà…. le résumé des cafés littéraires de mai et juin 2019. Avec mes plus plates excuses, quand même !

Soyons clair, nous nous sommes lâchés et nous n’avons pas fait dans la dentelle. ATTENTION, âme sensible s’abstenir, nous allons aborder des sujets qui ne plaisent pas à tout le monde, du lourd comme ils disent les sans culture, enfin, les jeunes, vous m’avez compris.

Au menu, repas en cinq services, sortez les couverts, vous allez être servis et certains, vont déguster. Et je vous le dit, on sait recevoir à la maison. Allez, à table !

Et bien entendu, rendez-vous à la rentrée pour débuter une nouvelle saison.

Bonnes vacances mes camarades dissidents.

La révolution fasciste – Pietro Gorgolini 

Dans la digne lignée des jeunes et brillants écrivains de l’hebdomadaire « Je suis partout » (Gaxotte, Rebatet, Brasillach, Blond, Roy et Maulnier) Georges Valois, l’un des plus illustre Maurassien et maître d’oeuvre des « Cahiers du Cercle Proudhon », préface ici un livre de Gorgolini, l’historien du fascisme, ainsi nommé par Mussolini lui même.

Pietro Gorgolini nous immisce dans le climat de l’époque, entre 1922 et 1924 avec la force de conviction de celui qui vit les événements de l’intérieur et qui comprend que le gouvernement de Facta et de Giolitti ne peuvent répondre aux problématiques d’après guerre avec cette nécessité d’un renouvellement « ab imis fundamentis ».

Comme l’exprime le décalogue à la fin du livre, tiré du livre de Homem Christo : Mussolini bâtisseur d’avenir, le fascime italien des années 20, résume un état d’esprit, celui d’une « nation victorieuse qui n’a pas voulu être réduite à la condition des nations vaincues et défaites », « l’Italie bourgeoise et prolétarienne, l’Italie des travailleurs qui, au mythe de la lutte des classes et au fait de la guerre civile à substitué la coopération effective de tous les citoyens, afin de régénérer la fortune de la Patrie », « à la foi du Christ et dans le culte des valeurs spirituelles », « libérées de l’idéologie étrangère (…)des individus, groupes et partis. Il est le triomphe du travail, de l’ordre et de la discipline. »

La devise de Mussolini était « rien pour rien », pas de politique de tutelles dans la dette, aucunes concessions au libéraux « ces quelques centaines de fous, qui ont la liberté de ruiner quarante millions d’Italiens » tout en conservant les libertés fondamentales et constitutionnelles, cherchant le bien-commun, le bien dans les actes et la péréquation des impôts.

Deo Volente !

Combat pour Berlin – Joseph Goebbels 

Écrit au début des années 30, à la veille de la victoire du parti national-socialiste, ce document, pour l’histoire, se veut un hommage à la vieille garde du parti.
Il raconte la bataille politique pour Berlin, entre 1926 et 1927. Date à laquelle Goebels, chef d’organisation dans la Ruhr arrive à Berlin pour reprendre en main le parti, avant son ascension au pouvoir suprême.

Livre de propagande délibérée, il raconte le combat tout à la fois audacieux, brillant et sanglant pour Berlin. C’est le récit passionnant de la prise d’une capitale par un mouvement révolutionnaire, qui ne laissera pas indifférent les passionnés d’histoire, les militants politique où ceux, toujours plus nombreux, qui veulent entendre une autre version de l’histoire.

Récit de la conquête du coeur des Berlinois, des prolétaires, des ouvriers, des chômeurs alors solidemeNt tenus en main par les Marxistes, socio-démocrate où encore les communistes.

Un livre que toute bonne bibliothèque doit contenir et que vous pouvez vous procurer ici :
https://www.kontrekulture.com/produit/combat-pour-berlin

(présentation Monsieur K pour Kontre Kulture)

Orages d’acier – Ernst Junger 

« A la guerre, on apprend à fond son métier ; mais les leçons se paient cher ».

Ernst Junger, plus jeune officier décoré de l’ordre du mérite, à l’âge de 19 ans, distinction la plus prestigieuse de l’armée allemande, pour ses actes de bravoures durant la Première Guerre Mondiale, nous a quitté en 1998 à l’âge de 103 ans.

Orages d’acier est son oeuvre majeure et le livre le plus connu sur la première guerre mondiale, celui qui, sans conteste imprime la dureté, transpire la rudesse et la virilité d’un jeune homme impétueux qui ne craindra pas de mourir sur le champ de bataille, pensant même qu’il s’agit de la plus belle mort.

Junger nous livre donc ici son témoignage sur la guerre des tranchées, d’abord comme soldat puis comme officier des sturmtruppen. Blessé à de multiples reprises, Junger rédigera ses carnets, 15 au total, qui serviront à constituer son œuvre majeure.

Comme le dit Georges-Arthur Goldschmidt, « il ne s’agit pas d’une éloge de la guerre mais de la noblesse du combat pour le combat. ». L’inconscience de la jeunesse, la volonté d’aventure et l’amour de la bataille, presque comme un jeu, à double tranchant. Les passages sur la mort étant d’ailleurs d’une froideur presque médicale.

A bien y regarder ce livre est le pendant allemand des récits de guerre de Maurice Genevoix, Ceux de 14, description tout à fait fidèle de la guerre d’un point de vue français.

André Gide a écrit : « Le livre d’Ernst Jünger sur la guerre de 14, Orages d’acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j’ai lu, d’une bonne foi, d’une honnêteté, d’une véracité parfaites ».

Les décombres – Lucien Rebatet 

Comme le dit Jacques Chancel, « Lucien Rebatet, ce seul nom évoque d’étrange souvenir ». Écrivain atypique, intelligent, de génie, avec Les Décombres, l’auteur réalise ici un formidable documentaire des années 38-42, au style flamboyant, sur la débâcle française, la drôle de guerre… six cents pages où il s’en prend à tous ceux qu’il tient pour responsables de la décomposition du pays. Un « juste parmi les justes » pour avoir dénoncer les dérives de son époque. Bon, ce n’est certainement pas la Knesset qui va lui attribuer ce titre honorifique. Mais vouloir sauver son pays, c’est faire preuve de courage, malgré les égarements.

Rebatet l’avoue, dans sa jeunesse, il ne s’occupait pas de politique. L’insouciance,l’amusement et les loisirs, sont bien l’apanage de celle-ci. Il aimait donc la musique, le cinéma… ce qui lui a permis de rentrer dans le journalisme, notamment à l’Action Française qu’il quittera plus tard pour divergences dans le combat à mener.

Les décombres, ce sont pour Rebatet, « un obus de rupture avec un maximum d’explosif ». Si son espérance est fasciste, il n’est cependant pas si hostile que cela à la démocratie, il est même républicain. Sauf qu’en dessous d’une certaine latitude, ce système ne fonctionne pas, il fallait voir l’Italie de l’époque pour se donner l’idée de la prévalence d’un système de type autoritaire.

Il ne se roule pas dans la fange avec la droite « d’inspiration trop libérale », « les penseurs de mai 36 », il exècre les « prophéties talmudiques » de Léon Blum, les Juifs p(h)arisiens « seigneurs du XVIe arrondissement depuis l’affaire Dreyfus » au physique repoussant parce que cosmopolite.

Les Décombres de Lucien Rebatet, est un livre de combat, un livre d’une importance cruciale pour comprendre les enjeux de l’époque. Et comme écrivit Brasillach à Rebatet, et comme celui-ci l’écrivit lui-même dans Mémoires d’un fasciste (tome 2, Pauvert, 1976) : « Les étudiants déclament tout haut des morceaux de tes Décombresdans les rues et les cafés du Quartier latin. Heureux mortel ! »

D’ailleurs, BHL, le botulique philosophe milliardaire, l’a dit lui même, ce livre mérite d’être combattu ! Oh, nous ne voudrions pas balancer, mais quand certains estiment que les révolutions, sont plus belles lorsqu’elle sont faîtes à l’étranger…. On vous laisse deviner la suite.

Les Sept Colonnes de l’Héroïsme – Jacques d’Arnoux

Auteur peu connu dont il s’agit de l’œuvre principale. Jacques d’Arnoux a participé à la première guerre mondiale en tant qu’aviateur. Gravement blessé en 1917 à l’âge de 20 ans, il restera alité suite à sa blessure et dans des souffrances physiques quasi-permanentes pendant 60 ans.

Nous pourrions résumer le livre à cette phrase, pour devenir des héros du quotidien, commençons par vivre comme des Chrétiens. Nous aurions envie de rajouter, redevenir chrétien, tant l’essence de la religion à quitté notre patrie.

L’auteur visite les différentes « colonnes » du temple du véritable héroïsme en compagnie de son guide, l’Archange saint Raphaël (point commun avec la Divine Comédie, dans laquelle Dante voyage en Enfer, Purgatoire et Paradis avec un guide) et nous décrit, dans une forme très abordable, traversé par de très beaux passages poétiques, les différentes colonnes de l’héroïsme que sont :

L’Intelligence
 – L’Enthousiasme
 – La Mémoire
 – La Volonté 
 – Le Sacrifice
 – L’Ire
 – La Grâce


Les sept colonnes de l’Héroïsme est un livre est édifiant malgré que l’auteur ne prend pas de risques, ne s’appuyant que sur les vies de saints, sur la doctrine catholique et nécessite toutefois un minimum de connaissances, notamment des bases de catéchisme et ce qu’il faut de culture historique.


L’ensemble est une très bonne et efficace mise en avant des vertus chrétiennes, à notre époque ou les vertus sont méprisées et où les vices sont adorés au point de les faire passer pour…des vertus, une piqûre de rappel de ce qui est le Bien est hautement appréciable. Un livre enivrant.

 La Croix, les Lys et la peine des hommes – Xavier Vallat

Dans tout le cours du XIXe siècle, qui fut celui de l’industrialisation, le monde ouvrier n’a cessé de se sentir de plus en plus asservi à la machine, instrument de production.

Les libéraux comme les tenant de l’individualisme économique rejoignaient dans leurs théories les conservateurs et préfiguraient l’inhumaine condition ouvrière du XIXe siècle.

Contrairement à l’opinion couramment répandue de nos jours, des hommes de jugement sûr ont, dès la Restauration, préconisé une « participation » de tous à l’entreprise. L’homme dans sa famille, l’homme dans sa profession, l’homme dans la société, tels étaient les thèmes majeurs de l’activité déployée par ceux que l’on appelle les « catholiques sociaux » qui durent au nom du bien commun, lutter contre le libéralisme égoïste et les démocrates populaires, ces idéologues sans efficacité. Sociologues, économistes, industriels, administrateurs ou parlementaires, ils furent les précurseurs et les premiers moteurs du progrès social intégré à la vie nationale.

Monarchistes, combattant les thèses utopiques des socialistes englués dans la lutte des classes et des conservateurs souvent voltairiens, limités à l’usage de la répression, ils ont établi les bases d’une société juste et humaine.

De Villeneuve-Bargemont et Armand de Melun à La Tour du Pin et son inlassable équipe, ils méritent d’être connus autrement que par ouï-dire.

L’ouvrage de Xavier Vallat constitue une documentation précise et riche, rédigée d’une plume alerte avec la sérénité d’un homme qui a consacré sa vie au progrès social et politique en dehors de tout part-pris démocratique et démagogique.

  •  Lette ouverte aux mangeurs de viande : Paul Ariès

Soyons clairs, ce livre, jette un pavé dans la mare de la bien-pensance et du dogme de l’indignation des vegans et autres courants végétariens protéiformes.

Ce livre, sonne comme, d’une part la défense d’un modèle agricole, l’élevage fermier et sa corollaire, celui des artisans des métiers de bouche et des agriculteurs, et d’autre part, comme une mise en garde, notre adversaire n’est pas le défenseur/détracteur des protéines animales où végétales mais bien le grand capitalisme, les financiers, les spéculateurs.

Malgré tout, l’adepte du véganisme est un idiot utile du capitalisme productiviste. Il est le cheval de Troie, ce cadeau Grec (Timeo Danaos et dona ferentes), pour développer en masse la biotechnologie alimentaire, fausse bonne solution des lobbies agro-alimentaire. Avec pour laboratoire nos pays mais comme laborantins les Israëliens qui fait autant du pink-washing que du green-washing, la vérité.

Souhaitant un monde aseptisé, sans chaîne alimentaire donc sans violences, par extension sans nature. Il est clair que le retour concret, du réel, sera une monumentale claque. Les petites fiottes à l’allure de Yann Barthès vont quémander leur ration de protéines animales !! De la barbaque et saignante.

Inclusif, le végan est par définition ouvert à d’autres styles de consommation et d’expression de soi, avec eux, soyons clair, nous arriverons à une société où la zoophilie sera admise, sur fond de transhumanisme avec modifications génétiques.

Finissons sur ces mots de Peter Singer, pape du véganisme : «  un chiot à plus d’importance qu’un nouveau né, qu’un vieillard où un handicapé. »

Vous avez dit humaniste… ?

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