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Compte rendu du Café Littéraire du 7 mars 2015

Par Noureddine

Les beaux jours sont revenus et nos lecteurs aussi. Gageons que leur présence se prolongera bien plus que celle du mythique ciel bleu lillois. Tels Don Rodrigue ou Napoléon avant nous  :

« Nous partîmes cinq cents  ; mais par un prompt renfort, 

 Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port, 

 Tant, à nous voir marcher avec un tel visage, 

 Les plus épouvantés reprenaient de courage ! » 

Toute éventuelle imprécision numérique, quant au nombre véritable des présents, serait évidemment fortuite et du reste ne saurait être autre que minime. Sous le feu nourri des projecteurs hollywoodiens et autres global mass media, nous avons péniblement fui les décombres du monde du travail post-loi Macron calibre 49.3 suivant les traces de pieds d’un médecin qui a échangé les Weston cirées pour les terrains minés, à la recherche du trésor de l’ « âpre vérité» si fatal à Julien Sorel et si chère au Professeur Faurisson, héros virils des siècles anciens où l’histoire s’accélère, sa reécriture aussi!

Ayant dû renoncer à de louables occupations — préparer un cadeau à ma compagne pour la journée de la femme, en l’occurence une nouvelle spongex — votre serviteur s’est fait une joie de se réchauffer le cœur et les neurones à grand renfort de rayons de soleil et de débats socio-politico-philosophiques passionnants et passionnés, animés par nos irréductibles et courageux camarades retrouvés. Un dernier mot  : La projection du cinéphile n’est pas seulement ouverte aux fantômes! Bien qu’ils aient été nombreux à la projection précédente, ils seront ravis de céder leur place et de partager avec vous l’érudition cinématographique entre autres de tonton Cyril! Notre fuite en avant vers les maquis de la résistance intellectuelle et de la renaissance culturelle marquera une pause le 4 avril 2015, même lieu même heure, si Dieu prête vie, livres et camarades lecteurs! D’ici là, profitez du soleil!

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Compte-rendu – Café Littéraire 10 janvier 2015 

Par Noureddine

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Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et pourquoi les femmes ne savent pas lire une carte routière ?

Par Allan et Barbara Pease, présenté par Alexandre.

Facile à lire, cet ouvrage présente les différences psychologiques entre les hommes et les femmes d’un point de vue physiologique et biologique. Permet de mieux se faire une idée des rapports hommes/femmes dans leur complexité et leur complémentarité.

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Sociologie du Dragueur d’Alain Soral, présenté par Mohamed.

Essai de sociologie original tant par son fond que par sa forme, dévoilant les mécanismes oedipiens sous-jacents aux rapports hommes-femmes. Description de portrait-types d’hommes et de femmes et des choix auxquels ils sont confrontés. Ouvrage dont l’étude démystifie et remet en perspective un champ de connaissances trop souvent déformé par le prisme du sentimentalisme et classé comme vulgaire car provenant de la rue et devant y rester. Livre porté à l’écran par l’auteur lui-même avec Thomas Dutronc et Said Taghmaoui.

Films conseillés : Hitch (Will Smith), Boomerang (Eddie Murphy), Alfie (Jude Law).

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La Dernière Marche des Dieux de l’Atlantide à Abydos d’Anton Parks, présenté par Cyril

Essai historique qui se fonde sur des études archéologiques pour étudier les conséquences de la fin de l’Atlantide en Egypte. Analyse des chefs d’œuvre technique de l’époque notamment les barrages.

Films conseillés : La Révélation des pyramides (Jacques Grimauld), Noé.

Compte rendu du Café Littéraire du 7 février

par Sébastien

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Philip K. Dick : Le maître du haut château  (présenté par Cyril)

Roman uchronie  (genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’histoire  à partir de la modification d’un événement du passé)

Paru en 1962

Et si les forces de l’Axe (Berlin – Tokyo) avaient gagné la 2ème guerre mondiale ? Les deux anciens alliés qui se sont partagé  le monde se livrent maintenant à une lutte sournoise. Un auteur inconnu (le maître du haut château) vient troubler les esprits en rédigeant un livre au succès foudroyant, interdit en zone nazie, dans lequel il décrit un monde où allemands et japonais auraient été battus en 1945… On retrouve le thème des univers parallèles et des réalités miroirs présents dans plusieurs ouvrages de K. Dick.

C’est dans ce monde qu’évoluent les personnages, plus précisément dans la partie Ouest de l’Amérique du Nord.
Tagomi, un homme d’affaires japonais, collectionne les objets traditionnels américains : revolvers, montres, livres de l’ancien temps, le temps où les Etats Unis d’Amérique existaient.
Frank Frink, un artisan, crée une nouvelle gamme d’objets pour alimenter le marché des « objets américains ». Frank Frink est juif, et fait tout pour cacher son origine.
Dans cette Amérique japonaise, on cherche à connaître son avenir avec le Yi King, le livre sacré japonais.
Mais un livre écrit par un mystérieux auteur raconte une autre histoire. L’histoire du monde où les alliés ont gagné la guerre.

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Friedrich Nietszche   : L’Antéchrist  1896 (présenté par Hugo)

Essai philosophique paru en 1896

Livre composé comme de coutume d’aphorisme, il est un défouloir pour les néo-paiens ou une bonne remise en question pour les chrétiens mous du slip.

L’Antéchrist, c’est le singe du Christ, la parodie des valeurs chrétiennes ; celle de l’égalité devant Dieu à l’égalitarisme forcé, de la nature Universelle du message du Christ à l’universalisme droit de l’hommiste, de la recherche du Salut à l’idéologie du Progrès, de la Charité en sentimentalisme et niaiserie compassionnelle. La compassion des gauchistes : celle qui vous rassure quand il faut être punis, celle qui fait de vos faiblesses une “différence »,  de vos maladies « une originalité ». L’homosexualité est maintenant une culture comme une autre, comparable aux Papous de Nouvelle Guinée ou aux Kanaks parfois même aux bonobos, Dieu est mort, rien n’est vrai, tout est possible.  En somme, l’Antéchrist fait la critique de toute ces « valeurs chrétiennes devenues folle » qui étouffent la naissance de ce Surhomme furieux, viril et éclatant.

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Balzac : le père Goriot (présenté par Nicolas)

Roman paru en 1835

C’est l’histoire d’un homme qui perd sa femme et a pour ses deux filles d’un amour incomparable. Il leur donne toute sa fortune et fait des efforts incontestés pour elles, pourtant elles mènent toutes deux une vie où leur père est bien effacé. Mr Goriot vit à la pension Vauquer, une petite pension pour des gens modestes, tout le monde le surnomme le Père Goriot. Rastignac débarque dans cette pension car il veut faire la connaissance de Paris, la connaissance du monde. Grace à sa cousine, la vicomtesse de Bauséant, Rastignac entre dans la vie mondaine. Vautrin, un pensionnaire de la pension Vauquer bien étrange, corrompt Rastignac en lui donnant des conseils pour s’en sortir dans la société. Il lui conseille d’épouser une jeune fille Mademoiselle Taillefer, pour la dot. Mais Rastignac refuse et tombe amoureux d’une des deux filles du Père Goriot, Delphine de Nucigen. Il la séduit et le Père Goriot les loge dans un petit appartement où il pense pouvoir venir vivre avec eux. Malheureusement le Père Goriot se rend compte que ses filles ont une situation financière et sociale désastreuse, il en meurt !

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Willian Scott Wilson : Le samouraï solitaire, la vie et l’œuvre du Muyamoto  (présenté par Romain)

Roman biographique  paru en 2006

À l’âge de treize ans, Miyamoto Musashi tuait son premier adversaire et entamait ce qui allait devenir une longue série de duels légendaires. À l’aube de ses trente ans, il avait pris part à plus de soixante affrontements en ne déplorant aucune défaite. Au cours des trente années suivantes, il n’enleva plus la vie à quiconque et se contentait désormais d’éprouver ses talents en contrariant les offensives répétées de ses adversaires jusqu’à ce qu’ils reconnaissent son incontestable supériorité. C’est à cette période que le maître de sabre commença à ouvrir des horizons et explora les voies du bouddhisme zen.

Musashi allait devenir une légende de son vivant et exposer sa philosophie ainsi que sa pénétration dans le domaine de la stratégie dans son célèbre traité Gorin-no-sho (Le Livre des cinq roues), œuvre qu’il rédigea au crépuscule de sa vie.

À partir d’authentiques sources japonaises, l’auteur, William Scott Wilson, brosse un portrait inoubliable de cet illustre personnage historique. Musashi, le samurai solitaire est la première biographie jamais publiée en français consacrée à ce maître de sabre du XVII siècle aux multiples facettes et à la personnalité complexe, et dont l’héritage éprouve le temps et l’espace.

Compte rendu du Café Littéraire du 6 décembre

par Nouredine

1. Introduction

Avis à la population disparue depuis la dernière réunion littéraire : Vous avez manqué un cercle littéraire de haut vol où, ayant quitté sans regrets les rives du monde moderne failli (sans rancune Salim !), nous avons écumé les mers de Surcouf, sous la protection d’un boxeur qui a échangé les gants pour la plume, à la recherche du trésor de la  substantifique moelle  si chère à Rabelais, garantie sans colorants ni conservateurs ! Ayant dû renoncer à de louables occupations : Salon Erotica à Lille Grand Palais où j’aurais pu retrouver certains de nos camarades égarés (non je ne citerai pas le nom de Momo ! !) votre serviteur s’est fait une joie de se réchauffer le coeur et les neurones à grand renfort de cafés et de bouillon de culture servi par nos irréductibles et courageux camarades ayant bravé le froid. Un dernier mot : Notre cercle ne doit pas être celui des poètes disparus ! Notre Bateau ivre de propagande médiatique et de bêtise démocratisée larguera les amarres le 10 janvier 2015 si Dieu prête vie, livres et camarades lecteurs ! D’ici là, de joyeuses fêtes à tous !

2. La Faillite du monde moderne, S. Laïbi

«  Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.  » Confucius

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