Voltaire antisémite – conférence

Felix 2019 entête

L’équipe d’E&R Lille accueillera Félix Niesche le samedi 23 novembre 2019 à 15h pour une conférence intitulée « Voltaire antisémite ».

 

Réservations  : reservation.erlille@outlook.fr

L’AGENT DE L’ÉTRANGER PLENEL EN PLEIN DÉLIRE ANTI-BLANCS

 

Tandis que le petit coq Zemmour s’érige – sans vergogne – en sauveur des de-souches face à la menace qu’incarneraient les de-branches, ceux-là même que ses amis communautaires qualifiaient pourtant hier de chances pour la France, le trosko-mondialiste Plenel – sans plus de vergogne – continue de dérouler son baratin habituel et sa moraline à 2 sous sur la permanence, depuis des siècles, d’un péril blanc.

Invité à Sciences Po Lille le 25 septembre 2019 pour un exposé autour du colonialisme, le bien-nommé « agent de l’étranger » – ainsi que l’avait qualifié François Mitterrand au cours d’un échange avec Roland Dumas – a en effet largement profité de cette tribune pour déverser ad nauseam son discours obsessionnel sur la culpabilité éternelle du Blanc dans l’histoire coloniale, et sur son devoir de repentance inextinguible.

Interview de Roland Dumas par l’Agence Info Libre au sujet des révélations de François Mitterrand sur Edwy Plenel (2014)

Sans doute possédé – au sens littéral – par l’idée d’être en croisade contre le barbare occidental, le petit chevalier blanc (aïe !) frise littéralement la psychiatrie quand il délire sur l’existence d’un « racisme institutionnel, véritable, systémique, que vivent noirs, arabes et autres […] basanés dans notre pays ».

Tiens, la liste serait-elle incomplète ? Que nenni, puisqu’il s’était empressé peu de temps auparavant, en convoyeur de troupeaux zélé, de faire sienne une citation de Frantz Fanon « Derrière tout antisémite, il y a un négrophobe » … et en se hâtant d’ajouter que « l’inverse est vrai », ouf !

Tout au long de ce lugubre plaidoyer anti-blanc, le message martelé à grandes salves de poncifs se voulait donc clair : le racisme est consubstantiel au Blanc occidental … et à sens unique : ainsi n’hésita-t’il pas à crier haro sur les « imbéciles qui aujourd’hui […] nous parlent de racisme anti-blanc ». Un Blanc occidental dont la barbarie perfide serait même à l’origine de la division colorimétrique de l’humanité, puisque selon lui, « cette barbarie qui a fait notre richesse a aussi inventé la couleur, elle a inventé le Blanc, elle a inventé le Noir, elle a inventé l’idée que le Blanc est supérieur au Noir , et pour l’inventer, il fallait inventer l’un et l’autre ».

Si cette division lui paraît absurde, que dire alors de celle qu’il propose, manichéenne et essentialiste, dans laquelle le vanilloderme serait par nature mauvais et le chocoderme – catégorie dans laquelle il convient d’ailleurs selon lui (le chat retombant toujours sur ses pattes) d’inclure les juifs puisque, précise- t’il, « pour les antisémites, les juifs ne sont pas des blancs […] Céline parlait du juif négroïde, Robert Brasillach […] décrivait les juifs comme des singes » – serait par nature bon.

Ainsi, tout Blanc doit faire acte de contrition … même le plus bas dans l’échelle sociale car « y compris ceux qui […] sont ouvriers, sont exploités » ne doivent pas oublier « qu’une partie de ce qui leur permet parfois d’avoir des acquis sociaux, d’avoir des avantages, est aussi liée à d’autres injustices, à un échange inégal ». Y’a des flash-balls qui se perdent !

Un laïus cousu de fils blancs (décidément !) comparable au tintinesque « Toi y en a méchant Blanc ! » … et qu’apprécieront donc à sa juste valeur les si philanthropes Conrad et Thuram !

Bien évidemment, une fois l’auditoire groggy par ces incessantes injonctions à l’auto-flagellation, l’espace était grand ouvert pour fustiger les velléités de certaines sociétés occidentales à s’opposer aux phénomènes migratoires actuels. Les trop nombreuses allusions qu’il fit dans ce sens ne pouvant toutes être citées, contentons-nous de celle-ci, caricaturale, où il avance que « nous ne sommes pas assignés à résidence, nous avons le droit de bouger, de changer, de changer d’identité, de changer de pays, d’évoluer ». Qui sérieusement s’oppose aujourd’hui à cela ? … hormis peut-être au changement d’identité tant celui-ci fait furieusement penser à l’idéologie genriste actuelle. Le problème n’est plus, depuis longtemps, d’avoir le droit de « bouger » comme il le dit, mais d’y être forcé, quelles qu’en soient les raisons, économiques ou autres. Les réactions de soi-disant fermeture que manifestent aujourd’hui certaines populations occidentales ne sont pas l’expression d’une perte d’humanité – comme il l’avance lorsqu’il martèle que « quand on commence à se barricader face à l’autre, à penser que l’autre est une menace […], on commence à perdre sa propre humanité » – mais celle de leur instinct de survie face à une immigration massive et instrumentalisée qui affecte fondamentalement aussi bien ceux qui doivent accueillir que ceux qui doivent « bouger ». Bref …

La boucle n’aurait pas été bouclée si, en bouffeur de curés qui se respecte, il n’avait pas également profité de l’occasion pour égratigner l’Église catholique, feignant probablement d’ignorer que celle-ci avait régulièrement manifesté son opposition à l’esclavagisme, par le biais des nombreuses encycliques papales rédigées du 15ème au 19ème siècle [1][2][3][4]. L’attaque n’est pas directe – on est plutôt ici dans le registre du mensonge par omission – mais les allusions successives – tel le moment où il prit référence sur Étienne de La Boétie dont l’ouvrage Discours de la servitude volontaire se voulait être un manifeste contre « la monarchie […] de Droit Divin, le grand un du Roi, le grand un de l’Église ». Ou celui où il prit appui sur les protestants qui « brandissent ce texte (toujours en se référant à l’ouvrage Discours de la servitude volontaire) contre le Clergé » – laissent planer l’idée que l’Église soutenait ou, à minima, fermait les yeux sur ce genre de commerce. Précisons – n’en déplaise à ceux qui prétendent le contraire, pour mieux l’accabler de tous les maux et de toutes les responsabilités – que l’Église n’avait pas toute puissance à cette époque et devait, déjà largement, concilier avec les pouvoirs d’argent naissants (avant de s’y soumettre).

Finissons ce recueil des « meilleures » incantations Pleneliennes en saisissant le bâton qu’il nous tend lorsqu’il évoque le code noir, ordonnance promulguée par le roi Louis XIV en 1685, dont l’article 1er « exigeait de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence comme ennemis déclarés du monde chrétien » – le point Godwin est dépassé depuis longtemps, on est ici dans l’acharnement monomaniaque, le reductio ad Judaïcum systématique. Sans être taquin ni encore moins prétendre que cet ordre d’expulsion ait pu être motivé par la volonté d’éloigner le virus du malade, on rappellera quand même à Mr Plenel – mais il le sait évidemment – que le commerce des esclaves fut organisé et géré par nombre de communautés, y compris par celle que l’on ne doit pas nommer. Et puisqu’il serait inconcevable d’accouder cette (hypo)thèse sur des preuves que d’aucuns jugeraient irrecevables – telles que le pamphlet multi-volumes The Secret Relationship Between Blacks and Jews (1991) du sulfureux dirigeant de l’organisation Nation of Islam Louis Farrakhan [5] – contentons-nous de citer les écrits de personnalités au-dessus de tout soupçon … tel l’historien français Marc Bloch qui précise dans un article de 1947 Comment et pourquoi finit l’esclavage antique [6] qu’à l’époque antique, les juifs, grands négociants devant l’éternel, prenaient une part importante dans le commerce des esclaves … ou plus récemment, l’historien et rabbin américain Marc Lee Raphaël qui indique, dans son ouvrage de 1983 Les Juifs et le judaïsme aux États-Unis ; une histoire documentée [7] que les juifs prirent une part active dans le commerce colonial hollandais des esclaves, et que, dans toutes les colonies américaines, qu’elles soient anglaises, françaises ou hollandaises, les marchands juifs dominaient fréquemment … ou plus récemment encore Jacques Attali qui, dans son livre Les Juifs, le monde et l’argent paru en 2002, parle des juifs, venus d’Europe et installés au Brésil hollandais, qui jouent un rôle significatif dans le commerce des esclaves qu’ils achètent aux bateaux de la Compagnie des Indes pour les revendre à crédit aux planteurs, à un prix très élevé […]. Leurs profits sont parfois de 300 % par tête. Ils jouent un tel rôle sur ce marché que les enchères aux esclaves n’ont pas lieu les jours de fêtes juives. En 1648, le gouverneur de Recife, Adriaen Lems, écrit à la Compagnie des Indes : Les non-Juifs ne peuvent prospérer, parce que les Nègres leur sont vendus trop cher et avec un intérêt trop élevé … Une remarquable constance donc, de l’antiquité à l’ère moderne, que seuls des cerveaux malades pourraient oser qualifier de tendance atavique.

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Pour ceux qui souhaiteraient approfondir le sujet et continuer à se poser des – bonnes – questions, mentionnons également l’ouvrage d’Edward Krizler Les pirates juifs des caraïbes [8] qui pourrait apporter quelques éclairages quant au contexte général ayant pu inciter à déclarer « certains » comme ennemis du monde chrétien …

Ou pour ceux qui trouveraient dans cette lecture l’expression d’un tropisme nauséabond – que dire du tropisme de Mr Plenel alors ? – ratissons donc plus large en signalant qu’au premier rang – moral – des profiteurs de ce juteux commerce, l’on trouve également … des autochtones. Le propos ne vise évidemment pas à virer d’un « bâbord toute » à la Plenel à un « tribord toute » à la Zemmour, mais à rééquilibrer tant soit peu un débat si strictement cloisonné par nos geôliers dans lequel certains – toujours les mêmes – sont auréolés de toutes les vertus et d’autres – toujours les mêmes – sont écrasés de tous les péchés. Et pour alimenter le propos, quel meilleur gibier que l‘humaniste en chef Voltaire, auquel Félix Niesche a dédié son dernier ouvrage Voltaire antisémite [9] ? En page 33, l’auteur reproduit ainsi une citation très dérangeante du plus illustre représentant de la philosophie des Lumières – « Nous n’achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur. Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir ! » – et la commente en ces termes : On pourrait croire que Voltaire légitime cet infâme négoce. Mais il fait une remarque de bon sens, de raison. Il nous rappelle que non seulement nous ne portons collectivement aucune responsabilité dans ce trafic d’êtres humains, mais que ceux qui en ont une, les commerçants qui ont tiré profit de ce trafic, ne l’ont pas créé ex nihilo. En réalité, des Nègres kidnappaient et vendaient d’autres Nègres qu’ils livraient pieds et poings liés aux cheikhs arabo-musulmans des états côtiers. Les navigateurs européens ont trouvé ce marché tout fait florissant, ils l’ont utilisé à leur profit. C’est pas bien beau, certainement, mais « un peuple qui trafique de ses enfants est plus condamnable que l’acheteur » … Comme dirait Perceval : « Ouais c’est pas faux ! ».

Zemmour et Plenel – et tous leurs coreligionnaires – sont, comme chacun sait, 2 faces d’une même pièce, 2 agitateurs d’une même muleta qu’ils brandissent devant les yeux hallucinés du petit peuple. Dans ce ping-pong mortifère, ces intermittents de la société du spectacle déploient un scénario écrit par des sponsors communs, au profit unique de ces derniers ; depuis tant d’années, ils s’ingénient à secouer le yoyo social jusqu’à atteindre le point de résonance du système France et le faire exploser. Au milieu de ce jeu de dupeurs, « Le travailleur français, il devient fou ! », comme l’avait justement prophétisé Jacques Chirac … même si, lors de cet improbable moment de lucidité, l’ancien président n’avait pas fondé son analyse sur « le bruit et l’odeur » qui nous menacent aujourd’hui réellement, et qui émaneront de la guerre civile programmée vers laquelle les ingénieurs sociaux Plenel et Zemmour veulent nous entraîner.

 

Jacques Chirac se lâche sur l’immigration lors d’un dîner-débat du RPR (1991)

PS : Tant que le fer est chaud, abordons un tout autre sujet – mais tout aussi révélateur des limites /contradictions du personnages – relatif aux surprenantes lacunes de l’enquête de Médiapart sur l’intermédiaire Jean-Louis Haguenauer [10]. Cette enquête, passée par le Maroc, a en effet mystérieusement éclipsé les nombreuses questions entourant le Palais Dar Olfa, propriété somptuaire dont on soupçonne Emmanuel Macron et Guillaume Rambourg – un proche donateur de sa campagne présidentielle – d’avoir fait l’acquisition via une société de droit panaméen [11][12]. Parallèlement, les presses marocaine et tunisienne se sont interrogées sur les raisons du soutien de la France à la candidature avortée d’Olfa Terras Rambourg à la présidentielle tunisienne, soutien qu’illustre la mise à disposition – par l’entremise de l’ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, inexplicablement reconduit par Emmanuel Macron – de la représentation diplomatique française pour lancer cette candidature d’une proche du président français … Comme souvent chez Plenel, ce qui dérange n’est pas ce qu’il dit mais ce qu’il ne dit pas.

Retrouvez ci-dessous un montage vidéo des moments les plus pénibles de cette conférence, suivis de leur transcription.

 

« La puissance crée la richesse, et la richesse crée le confort. Et elle le crée pour tout le monde, y compris ceux qui, dans leur propre peuple, sont moins riches que d’autres, sont ouvriers, sont exploités. Mais ils oublient qu’une partie de ce qui leur permet parfois d’avoir des acquis sociaux, d’avoir des avantages, est aussi lié à d’autres injustices, à un échange inégal ».

« Il faut donc rappeler que 50 ans après (que la Martinique soit devenue française en 1635), Louis XIV promulguait le code noir. Le code noir qui est l’édit sur les esclaves des îles de l’Amérique, codification de l’homme comme une marchandise, comme un instrument, comme un outil pour faire sa richesse. Code noir, et il est toujours utile de le rappeler face à ceux qui voudraient brandir les concurrences des victimes, qui voudraient affronter, confronter, opposer des malheurs les uns aux autres, que l’article 1er de ce code noir exigeait de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence comme ennemis déclarés du monde chrétien ».

« Derrière tout antisémite, il y a un négrophobe. Et l’inverse est vrai ».

« Alors la révolution Française tente. Mais celui qui est hélas toujours célébré dans notre pays, celui qui va se dresser sur cette révolution, sur les épaules de cette révolution, pour rétablir l’esprit de l’Ancien Régime, le futur Napoléon Ier, alors qu’il est premier consul, alors qu’il est entouré de gens qui comme lui ont été faits par cette révolution qui a proclamé que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit, le 20 mai 1802, rétablit l’esclavage. Dans un décret où il est affirmé que la traite des noirs et leur importation dans les dîtes colonies auront lieu conformément aux lois et règlements existant avant la dite époque de 1789. C’est bien notre histoire, non, nous qui brandissons la déclaration des droits de l’homme. Il a bien été dit, ici même dans ce pays, que toute une partie de l’humanité n’avait pas droit à cette déclaration de 1789. Il a bien été dit que, du coup, ce qui valait était ce qu’avait édicté l’ancien régime ».

 

« N’oubliez jamais, dans ces moments de régression, de macération actuels, que tout ce que je vous raconte là, c’est ce moment où cette barbarie qui a fait notre richesse a aussi inventé la couleur, elle a inventé le Blanc, elle a inventé le Noir, elle a inventé l’idée que le Blanc était supérieur au Noir, et pour l’inventer, il fallait inventer l’un et l’autre ».

« Un an après l’élaboration du code civil en 1804, en 1805, Napoléon Ier fait un texte sur son application aux colonies. Écoutez bien car ces textes sont trop peu connus et trop peu enseignés, c’est notre histoire. Il y est dit que les lois du code civil, dont on raconte combien c’était progressiste, c’était l’esprit de la Révolution, que néanmoins sauver un peu d’égalité, les lois du Code Civil dans les colonies ne seront exécutées que des blancs aux blancs entre eux, et des affranchis ou des descendants d’affranchis entre eux, sans que […] par aucune voie directe où indirecte, aucune des dites dispositions puissent avoir lieu d’une classe à l’autre ».

« Non, les États-Unis d’Amérique n’ont pas le monopole de l’invention de la ségrégation raciale ».

« Et beaucoup de Républicains pensent que vraiment les hommes naissent libres et égaux en droit et que donc aucune culture, aucune civilisation, aucune nation ne peut prétendre en coloniser une autre, en dominer une autre, en occuper une autre ».

« Ces logiques de domination, de culture, de langue supérieures à d’autres sont potentiellement des logiques meurtrières et qui au final barbarisent tout le monde et finissent par faire retour au cœur des civilisations prétendues, au cœur de la technique, au cœur de la force, au cœur de la puissance. C’est ce qui est arrivé sur ce continent-ci. N’oubliez jamais, quand on revient sur les trente ans de guerre civile européenne, les deux guerres mondiales, les génocides, les crimes contre l’humanité, le nazisme, le fascisme, n’oubliez jamais qu’en fait c’est la question coloniale qui a fait retour sur notre continent. Que comme une balle qui rebondirait sur un mur, c’est cette idée que, en effet, on pouvait rentrer dans une logique où l’on esclavagise d’autres humains, où l’on colonise d’autres nations, où l’on crée son empire. Et au fond, le nazisme, ce n’est rien d’autre qu’un empire colonial après que la première guerre mondiale ait privé l’Allemagne de son empire colonial ».

« La semaine dernière, quand a été annoncée la nouvelle commission européenne. Et dans cette nouvelle commission européenne, le commissaire chargé notamment des questions migratoires voyait l’intitulé de son commissariat appelé « commissaire à la protection de notre mode de vie européenne ». Formule, dans l’anglais de Bruxelles et de Strasbourg, calquée sur « American Way of Life », « European Way of Life ». L’autre, le migrant, l’étranger qui frappe à notre porte doit être traité avec l’idée que pour le traiter, il faut d’abord s’occuper de protéger notre mode de vie européen. Ce qui veut dire, et tous les mots sont importants, qu’il est une menace car protéger cela veut dire essayer de faire face à un péril, à un danger, à une menace. Ce qui veut dire aussi qu’il y aurait un mode de vie unique, commun à l’Europe, qu’il n’y aurait pas eu de brassage, qu’il n’y aurait pas eu mélange, que l’Europe elle-même ne serait pas faite du tout monde, ne serait pas faite de sa propre histoire coloniale comme l’est notre propre peuple aujourd’hui. Et puis européen, cette idée qu’il y aurait un mode de vie européen, qu’il faudrait à tout prix protéger, parce qu’au fond, il serait un bienfait en soi, il ne charrierait pas aussi sa part d’ombre, ses massacres et ses dérives ».

« Oui, cette idée que parler des migrants, parler des mouvements de population, c’est d’abord penser qu’ils menaceraient notre mode de vie, c’est s’habituer à l’inadmissible ».

« Le nouveau rapport du GIEC nous l’a bien annoncé. Il nous reste dix ans à peine pour essayer d’inverser la tendance, mais nous savons qu’il faudrait des révolutions, des changements de paradigme, des utopies radicales pour vraiment l’inverser. Mais on peut encore moins, encore moins inverser la tendance en restant dans les logiques de puissance, d’Europe puissance, de France puissance ».

« Quand on commence à se barricader face à l’autre, à penser que l’autre est une menace, on commence à se nécroser soi-même et on commence à perdre sa propre humanité ».

« Et je voudrais évidemment dire combien je suis de parti pris ».

« […] ces évidences que je raconte mais qu’il faut, qui sont pour moi des évidences et qui dans ce pays-ci sont insuffisamment enseignées, sont insuffisamment racontées, sont insuffisamment montrées. Il n’y a pas de grand musée de l’esclavage au cœur de notre capitale. Il y a un mémorial de la Shoah et c’est tout à fait juste mais il n’y a pas un lieu ou l’on peut visiter cette histoire et ce qu’elle a signifié et son empreinte. Et la longue durée de la question noire qui en découle ».

« Il n’y a pas un lieu que l’on puisse dresser face aux imbéciles qui, aujourd’hui, mais qui sont parfois calculateurs, ils ont une arrière pensée, nous parlent de racisme anti-blanc pour délégitimer, relativiser le racisme institutionnel, véritable, systémique, que vivent noirs, arabes et autres – 4 guillemets – basanés dans notre pays ».

« Aucune culture, aucune origine, aucun individu quel qu’il soit, n’est prémuni contre le préjugé, contre la haine et contre l’expression de mots, de comportements, d’attitudes racistes où xénophobes, évidemment ».

« Le racisme, c’est cette idée systémique qu’il y a une origine, une couleur, une culture supérieure aux autres. Il vient de là, même si ensuite dans son retour, il a inventé d’autres formes modernes dont l’antisémitisme, inventé en France au moment de l’affaire Dreyfus, est la réalité. Mais pour les antisémites, les juifs ne sont pas des blancs. J’ai cité dans un article récent à Médiapart, comment les antisémites parlaient des juifs. Céline parlait du juif négroïde. Robert Brasillach, écrivain collaborateur qui sera exécuté à la libération, décrivait les juifs comme des singes. Exactement comme l’on a traité ici dans notre pays Madame Taubira, en lui brandissant une banane, en la présentant comme une guenon ».

« Édouard Glissant avait mis une autre citation, attribuée à l’auguste Charles De Gaulle lors d’une visite à la Martinique. C’était : « Entre l’Europe et l’Amérique, je ne vois que des poussières ». Et bien nous allons montrer combien ces poussières sont dans son œil ».

« C’est pourtant bien là, dans ces archipels, dans ces îles, là où s’est inaugurée la projection exploratrice et dominatrice de notre occident européen sur la terre, cela a commencé là, Colomb baptise San Salvador une petite île des Bahamas où il arrive à l’issue du premier voyage trans-atlantique, c’est là qu’ont été tracées les voies d’une renaissance libératrice, un chemin d’émancipation qui est celui que nous devons emprunter pour le siècle à venir. Un chemin délivré des pensées de système et des systèmes de pensée. Des pensées de système qui forgent les oppressions et des systèmes de pensée qui fabriquent les soumissions. Oui, là, entre esclavage et marronnage, souffrance et résistance, violence de la traite et invention de la liberté ».

« Mais le mot d’assimilation est un piège. L’assimilation, c’est demander à l’autre de disparaître, de s’effacer. C’est dire à l’autre : c’est moi la norme, assimile-toi à moi ! S’intégrer, oui, nous nous intégrons tous dans un établissement d’enseignement, dans un quartier, dans un pays, dans une autre culture, quand nous voyageons, et personne ne nous traite de migrant, nous, quand nous voyageons. Il faut s’intégrer, il faut respecter, connaître, discuter. S’assimiler c’est autre chose, c’est une norme, à nouveau la domination, qui vous dit : Disparaissez ».

« Il faut sauver les accents ! Il ne faut pas seulement sauver les langues, il faut sauver les accents. Il faut sauver la diversité de la musique des langues ».

« Attardons-nous, le grand Un, le grand même qui va avec. Attardons-nous car on est au cœur de la question française qui n’est pas seulement ce passé de la question coloniale non dénouée. Le grand un présidentiel de la Monarchie, de cette république monarchique qui est la nôtre. Ce grand même de l’identité, qui fait qu’on dit que la république est une et indivisible. La nation est une est indivisible dans la constitution. Formule très datée, une et indivisible, datée de la Révolution française face à l’offensive

 

des armées alliées contre la république. Peut-être que nous pouvons faire de l’un, mais cet un, il est fait de pluriel, il est fait de multiculturel. Ne serait-il pas temps de dire que cette république est une mais aussi plurielle, et aussi multiculturelle. Qu’elle est faite des outre-mers mais aussi des bretons, des catalans et de plein d’autres, des basques et de toutes sortes de cultures diverses ».

« Les minorités nous posent toujours à nous les majorités, ceux qui se sentent les majorités, les bonnes questions ».

« Nous ne sommes pas assignés à résidence, nous avons le droit de bouger, de changer, de changer d’identité, de changer de pays, d’évoluer ».


 

Références :

  1. Sicut dudum (1435), Eugène IV.Le pape Eugène IV publie le 13 janvier 1435 une courte encyclique sur le thème de l’esclavage, faisant ainsi pour la première fois de ce sujet un objet doctrinal. Sicut dudum fait état de dénonciations des mauvais traitements infligés aux indigènes des îles Canaries, et fustige le comportement de chrétiens qui ont capturé ces indigènes, les ont privés de leurs biens et soumis à l’esclavage, quand bien même ceux-ci ne sont pas baptisés. Eugène IV exhorte ensuite les princes d’Occident, nobles et soldats à renoncer à ces pratiques. Enfin, il exige la libération immédiate de tous les esclaves des îles Canaries sous peine d’excommunication.« Sous peine d’excommunication, tout maître d’esclave a quinze jours à compter de la réception de la bulle pour rendre leur liberté antérieure à toutes et chacune des personnes de l’un ou l’autre sexe qui étaient jusque-là résidentes desdites îles Canaries […] Ces personnes devaient être totalement et à jamais libres et devaient être relâchées sans exaction ni perception d’aucune somme d’argent ».
  2. Pastorale officium (1537), Paul III.Pastorale officium est une lettre, du 29 mai 1537, du pape Paul III au cardinal Juan de Tavera, archevêque de Tolède et primat d’Espagne, par laquelle le pape lui commande d’interdire la réduction des Indiens en esclavage ou de les priver de leurs biens. Leur conversion au christianisme doit être promue par la prédication et l’exemple.« Il est parvenu à notre connaissance que pour faire reculer ceux qui, bouillonnant de cupidité, sont animés d’un esprit inhumain à l’égard du genre humain, l’empereur des Romains Charles (V) a interdit par un édit public à tous ses sujets que qui que ce soit ait l’audace de réduire en esclavage les Indiens occidentaux ou ceux du Sud, ou de les priver de leurs biens.Puisque Nous voulons que ces Indiens, même s’ils se trouvent en dehors du sein de l’Église, ne soient pas pour autant privés de leur liberté ou de la disposition de leurs biens, ou considérés comme devant l’être du moment que ce sont des hommes et par conséquent capables de croire et de parvenir au salut, qu’ils ne soient pas détruits par l’esclavage mais invités à la vie par des prédications et par l’exemple, et puisqu’en outre Nous désirons contenir les entreprises si infâmes de ces impies et pourvoir à ce qu’ils ne soient pas moins enclins à embrasser la foi du Christ parce qu’ils auront été révoltés par les injustices et les torts qu’ils auront subis, Nous demandons à ta prudence que tu interdises avec une très grande sévérité. sous peine d’excommunication portée d’avance, à tous et à chacun, quel que soit son rang. d’oser réduire en esclavage les Indiens précités, de quelque façon que ce soit, ou de les dépouiller de leurs biens ».
  3. In supremo apostolatus fastigio (1839), Grégoire XVI et Pie IX.« Il en a existé, même parmi les fidèles, qui, aveuglés de façon infâme par le désir d’un lucre sordide, n’ont pas hésité à réduire en esclavage dans des contrées écartées et lointaines des Indiens, des Nègres ou d’autres malheureux, ou, en organisant et en développant le trafic de ceux qui ont été capturés par d’autres, à aider ceux-là dans leurs agissements abominables. Il est vrai que plusieurs pontifes romains de glorieuse mémoire, nos prédécesseurs, n’ont pas omis de blâmer sévèrement dans l’exercice de leur fonction la manière d’agir de ces hommes comme étant préjudiciable à leur salut spirituel et ignominieuse pour le nom chrétien ; ils ont vu clairement qu’il en résulte également que les peuples des non-croyants s’en trouvent toujours confirmés davantage dans la haine pour notre vraie religion […]. C’est pourquoi […], en vertu de l’autorité apostolique, Nous avertissons tous les fidèles chrétiens, de toute condition, et Nous les conjurons instamment dans le Seigneur : que personne désormais n’ait l’audace de tourmenter injustement des Indiens, des Nègres et d’autres hommes de cette sorte, de les dépouiller de leurs biens ou de les réduire en esclavage, ou d’en aider ou d’en soutenir d’autres qui commettent de tels actes à leur égard, ou de pratiquer ce trafic inhumain par lequel des Nègres, qui ont été réduits en esclavage d’une manière ou d’une autre, comme s’ils n’étaient pas des hommes mais de purs et simples animaux, sont achetés et vendus sans aucune distinction en opposition aux commandements de la justice et de l’humanité, et condamnés parfois à endurer les travaux parfois les plus durs ».
  4. In plurimis et Catolicae ecclesiae (1888 – 1890), Léon XIII.Outre l’opposition à la traite des Noirs, ces encycliques développent l’idée que l’esclavage est en contradiction avec le respect de la dignité de l’être humain. Adressée à l’Afrique, Catholicæ Ecclesiæ concerne spécifiquement le rôle des missions en Afrique et suggère des actions concrètes comme des collectes de fonds pour l’affranchissement des esclaves africains. Écrite pour le Brésil, In plurimis argumente sur l’illicéité de l’esclavage. À travers un historique des différentes prises de position des pontifes, assorti de commentaires sur la Bible, Léon XIII transforme en point de doctrine l’opposition de l’Église au commerce des hommes.
  5. https://en.wikipedia.org/wiki/The_Secret_Relationship_Between_Blacks_and_Jews
  6. https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1947_num_2_1_3257
  7. https://www.medias-presse.info/quand-un-rabbin-ecrit-que-les-marchands-juifs-dominaient-le- marche-des-esclaves-dans-toutes-les-colonies-americaines/86693/
  8. Le livre d’Edward Krizler, compilation de trente années de recherches, permet de voyager à travers les époques et dresse un panorama détaillé de « la piraterie juive ». La Jamaïque, point de départ de son œuvre, fut le théâtre d’une arrivée massive de marranes « fuyant » l’Inquisition espagnole et trouvant sur « l’île aux hérétiques » un endroit sûr. Cet ouvrage incontournable révèle le rôle majeur des marins juifs – comme le rabbin-pirate Samuel Palache – dans la découverte des Amériques, à bord de bateaux nommés « La Reine Esther » ou « Le Prophète Samuel », et dans le développement de la piraterie.
  9. https://www.kontrekulture.com/produit/voltaire-antisemite
  10. https://www.mediapart.fr/journal/france/171218/les-affaires-russes-d-un-gendarme-au-coeur-du- dossier-benalla
  11. Faits & Documents n°437.
  12. https://www.egaliteetreconciliation.fr/Emmanuel-Macron-est-il-proprietaire-d-un-palais-au-Maroc- via-une-societe-offshore-46654.html

 

La France en flammes

Vernochet 2019 entête

Samedi 26 octobre 2019 – Conférence de Jean-Michel Vernochet

De Notre-Dame à Lubrizol, en passant par les ronds-points des gilets jaunes, la France brûle. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, l’équipe d’E&R Lille accueillera Jean-Michel Vernochet le samedi 26 octobre 2019 à 15h00, pour une conférence intitulée  « La France en flammes ».

Réservations : reservation.erlille@outlook.fr

Moldavie, la virgule euro-russe

Conférence de Iurie Rosca et Robert Steuckers

Ancien vice-premier ministre de Moldavie, journaliste et éditeur, Iurie Rosca est le principal coordinateur des colloques eurasistes de Chisinau, qu’il présente comme un anti-Davos. Persécuté par les oligarques qui dirigent son pays, il avait été menacé en 2018 d’une peine de 7 ans de prison. C’est donc un authentique dissident anti-mondialiste que l’équipe d’ER Lille accueillait le samedi 23 mars prochain pour une rencontre avec l’historien belge Robert Steuckers sur le rôle géopolitique de la « Moldavie, la virgule euro-russe ».

Nous vous proposons aujourd’hui cette conférence en vidéo.

11/09:quelques arguments de physique ordinaire

 

Roby 9:11 entête

Samedi 28 septembre 2019 – Conférence de François ROBY

A l’occasion du 18ème anniversaire des attentats du 11 septembre, l’équipe d’E&R Lille accueillera le physicien français François Roby le samedi 28 septembre 2019 à 17h00, pour une conférence intitulée  «11/09: quelques arguments de physique ordinaire»

Réservations : reservation.erlille@outlook.fr

COMPTE-RENDU DU CAFÉ LITTÉRAIRE DE MAI/JUIN 2019

L’adage dit « il n’est jamais trop tard pour bien faire » !! Je sais, vous l’attendiez avec impatience, le voici, le voilà…. le résumé des cafés littéraires de mai et juin 2019. Avec mes plus plates excuses, quand même !

Soyons clair, nous nous sommes lâchés et nous n’avons pas fait dans la dentelle. ATTENTION, âme sensible s’abstenir, nous allons aborder des sujets qui ne plaisent pas à tout le monde, du lourd comme ils disent les sans culture, enfin, les jeunes, vous m’avez compris.

Au menu, repas en cinq services, sortez les couverts, vous allez être servis et certains, vont déguster. Et je vous le dit, on sait recevoir à la maison. Allez, à table !

Et bien entendu, rendez-vous à la rentrée pour débuter une nouvelle saison.

Bonnes vacances mes camarades dissidents.

La révolution fasciste – Pietro Gorgolini 

Dans la digne lignée des jeunes et brillants écrivains de l’hebdomadaire « Je suis partout » (Gaxotte, Rebatet, Brasillach, Blond, Roy et Maulnier) Georges Valois, l’un des plus illustre Maurassien et maître d’oeuvre des « Cahiers du Cercle Proudhon », préface ici un livre de Gorgolini, l’historien du fascisme, ainsi nommé par Mussolini lui même.

Pietro Gorgolini nous immisce dans le climat de l’époque, entre 1922 et 1924 avec la force de conviction de celui qui vit les événements de l’intérieur et qui comprend que le gouvernement de Facta et de Giolitti ne peuvent répondre aux problématiques d’après guerre avec cette nécessité d’un renouvellement « ab imis fundamentis ».

Comme l’exprime le décalogue à la fin du livre, tiré du livre de Homem Christo : Mussolini bâtisseur d’avenir, le fascime italien des années 20, résume un état d’esprit, celui d’une « nation victorieuse qui n’a pas voulu être réduite à la condition des nations vaincues et défaites », « l’Italie bourgeoise et prolétarienne, l’Italie des travailleurs qui, au mythe de la lutte des classes et au fait de la guerre civile à substitué la coopération effective de tous les citoyens, afin de régénérer la fortune de la Patrie », « à la foi du Christ et dans le culte des valeurs spirituelles », « libérées de l’idéologie étrangère (…)des individus, groupes et partis. Il est le triomphe du travail, de l’ordre et de la discipline. »

La devise de Mussolini était « rien pour rien », pas de politique de tutelles dans la dette, aucunes concessions au libéraux « ces quelques centaines de fous, qui ont la liberté de ruiner quarante millions d’Italiens » tout en conservant les libertés fondamentales et constitutionnelles, cherchant le bien-commun, le bien dans les actes et la péréquation des impôts.

Deo Volente !

Combat pour Berlin – Joseph Goebbels 

Écrit au début des années 30, à la veille de la victoire du parti national-socialiste, ce document, pour l’histoire, se veut un hommage à la vieille garde du parti.
Il raconte la bataille politique pour Berlin, entre 1926 et 1927. Date à laquelle Goebels, chef d’organisation dans la Ruhr arrive à Berlin pour reprendre en main le parti, avant son ascension au pouvoir suprême.

Livre de propagande délibérée, il raconte le combat tout à la fois audacieux, brillant et sanglant pour Berlin. C’est le récit passionnant de la prise d’une capitale par un mouvement révolutionnaire, qui ne laissera pas indifférent les passionnés d’histoire, les militants politique où ceux, toujours plus nombreux, qui veulent entendre une autre version de l’histoire.

Récit de la conquête du coeur des Berlinois, des prolétaires, des ouvriers, des chômeurs alors solidemeNt tenus en main par les Marxistes, socio-démocrate où encore les communistes.

Un livre que toute bonne bibliothèque doit contenir et que vous pouvez vous procurer ici :
https://www.kontrekulture.com/produit/combat-pour-berlin

(présentation Monsieur K pour Kontre Kulture)

Orages d’acier – Ernst Junger 

« A la guerre, on apprend à fond son métier ; mais les leçons se paient cher ».

Ernst Junger, plus jeune officier décoré de l’ordre du mérite, à l’âge de 19 ans, distinction la plus prestigieuse de l’armée allemande, pour ses actes de bravoures durant la Première Guerre Mondiale, nous a quitté en 1998 à l’âge de 103 ans.

Orages d’acier est son oeuvre majeure et le livre le plus connu sur la première guerre mondiale, celui qui, sans conteste imprime la dureté, transpire la rudesse et la virilité d’un jeune homme impétueux qui ne craindra pas de mourir sur le champ de bataille, pensant même qu’il s’agit de la plus belle mort.

Junger nous livre donc ici son témoignage sur la guerre des tranchées, d’abord comme soldat puis comme officier des sturmtruppen. Blessé à de multiples reprises, Junger rédigera ses carnets, 15 au total, qui serviront à constituer son œuvre majeure.

Comme le dit Georges-Arthur Goldschmidt, « il ne s’agit pas d’une éloge de la guerre mais de la noblesse du combat pour le combat. ». L’inconscience de la jeunesse, la volonté d’aventure et l’amour de la bataille, presque comme un jeu, à double tranchant. Les passages sur la mort étant d’ailleurs d’une froideur presque médicale.

A bien y regarder ce livre est le pendant allemand des récits de guerre de Maurice Genevoix, Ceux de 14, description tout à fait fidèle de la guerre d’un point de vue français.

André Gide a écrit : « Le livre d’Ernst Jünger sur la guerre de 14, Orages d’acier, est incontestablement le plus beau livre de guerre que j’ai lu, d’une bonne foi, d’une honnêteté, d’une véracité parfaites ».

Les décombres – Lucien Rebatet 

Comme le dit Jacques Chancel, « Lucien Rebatet, ce seul nom évoque d’étrange souvenir ». Écrivain atypique, intelligent, de génie, avec Les Décombres, l’auteur réalise ici un formidable documentaire des années 38-42, au style flamboyant, sur la débâcle française, la drôle de guerre… six cents pages où il s’en prend à tous ceux qu’il tient pour responsables de la décomposition du pays. Un « juste parmi les justes » pour avoir dénoncer les dérives de son époque. Bon, ce n’est certainement pas la Knesset qui va lui attribuer ce titre honorifique. Mais vouloir sauver son pays, c’est faire preuve de courage, malgré les égarements.

Rebatet l’avoue, dans sa jeunesse, il ne s’occupait pas de politique. L’insouciance,l’amusement et les loisirs, sont bien l’apanage de celle-ci. Il aimait donc la musique, le cinéma… ce qui lui a permis de rentrer dans le journalisme, notamment à l’Action Française qu’il quittera plus tard pour divergences dans le combat à mener.

Les décombres, ce sont pour Rebatet, « un obus de rupture avec un maximum d’explosif ». Si son espérance est fasciste, il n’est cependant pas si hostile que cela à la démocratie, il est même républicain. Sauf qu’en dessous d’une certaine latitude, ce système ne fonctionne pas, il fallait voir l’Italie de l’époque pour se donner l’idée de la prévalence d’un système de type autoritaire.

Il ne se roule pas dans la fange avec la droite « d’inspiration trop libérale », « les penseurs de mai 36 », il exècre les « prophéties talmudiques » de Léon Blum, les Juifs p(h)arisiens « seigneurs du XVIe arrondissement depuis l’affaire Dreyfus » au physique repoussant parce que cosmopolite.

Les Décombres de Lucien Rebatet, est un livre de combat, un livre d’une importance cruciale pour comprendre les enjeux de l’époque. Et comme écrivit Brasillach à Rebatet, et comme celui-ci l’écrivit lui-même dans Mémoires d’un fasciste (tome 2, Pauvert, 1976) : « Les étudiants déclament tout haut des morceaux de tes Décombresdans les rues et les cafés du Quartier latin. Heureux mortel ! »

D’ailleurs, BHL, le botulique philosophe milliardaire, l’a dit lui même, ce livre mérite d’être combattu ! Oh, nous ne voudrions pas balancer, mais quand certains estiment que les révolutions, sont plus belles lorsqu’elle sont faîtes à l’étranger…. On vous laisse deviner la suite.

Les Sept Colonnes de l’Héroïsme – Jacques d’Arnoux

Auteur peu connu dont il s’agit de l’œuvre principale. Jacques d’Arnoux a participé à la première guerre mondiale en tant qu’aviateur. Gravement blessé en 1917 à l’âge de 20 ans, il restera alité suite à sa blessure et dans des souffrances physiques quasi-permanentes pendant 60 ans.

Nous pourrions résumer le livre à cette phrase, pour devenir des héros du quotidien, commençons par vivre comme des Chrétiens. Nous aurions envie de rajouter, redevenir chrétien, tant l’essence de la religion à quitté notre patrie.

L’auteur visite les différentes « colonnes » du temple du véritable héroïsme en compagnie de son guide, l’Archange saint Raphaël (point commun avec la Divine Comédie, dans laquelle Dante voyage en Enfer, Purgatoire et Paradis avec un guide) et nous décrit, dans une forme très abordable, traversé par de très beaux passages poétiques, les différentes colonnes de l’héroïsme que sont :

L’Intelligence
 – L’Enthousiasme
 – La Mémoire
 – La Volonté 
 – Le Sacrifice
 – L’Ire
 – La Grâce


Les sept colonnes de l’Héroïsme est un livre est édifiant malgré que l’auteur ne prend pas de risques, ne s’appuyant que sur les vies de saints, sur la doctrine catholique et nécessite toutefois un minimum de connaissances, notamment des bases de catéchisme et ce qu’il faut de culture historique.


L’ensemble est une très bonne et efficace mise en avant des vertus chrétiennes, à notre époque ou les vertus sont méprisées et où les vices sont adorés au point de les faire passer pour…des vertus, une piqûre de rappel de ce qui est le Bien est hautement appréciable. Un livre enivrant.

 La Croix, les Lys et la peine des hommes – Xavier Vallat

Dans tout le cours du XIXe siècle, qui fut celui de l’industrialisation, le monde ouvrier n’a cessé de se sentir de plus en plus asservi à la machine, instrument de production.

Les libéraux comme les tenant de l’individualisme économique rejoignaient dans leurs théories les conservateurs et préfiguraient l’inhumaine condition ouvrière du XIXe siècle.

Contrairement à l’opinion couramment répandue de nos jours, des hommes de jugement sûr ont, dès la Restauration, préconisé une « participation » de tous à l’entreprise. L’homme dans sa famille, l’homme dans sa profession, l’homme dans la société, tels étaient les thèmes majeurs de l’activité déployée par ceux que l’on appelle les « catholiques sociaux » qui durent au nom du bien commun, lutter contre le libéralisme égoïste et les démocrates populaires, ces idéologues sans efficacité. Sociologues, économistes, industriels, administrateurs ou parlementaires, ils furent les précurseurs et les premiers moteurs du progrès social intégré à la vie nationale.

Monarchistes, combattant les thèses utopiques des socialistes englués dans la lutte des classes et des conservateurs souvent voltairiens, limités à l’usage de la répression, ils ont établi les bases d’une société juste et humaine.

De Villeneuve-Bargemont et Armand de Melun à La Tour du Pin et son inlassable équipe, ils méritent d’être connus autrement que par ouï-dire.

L’ouvrage de Xavier Vallat constitue une documentation précise et riche, rédigée d’une plume alerte avec la sérénité d’un homme qui a consacré sa vie au progrès social et politique en dehors de tout part-pris démocratique et démagogique.

  •  Lette ouverte aux mangeurs de viande : Paul Ariès

Soyons clairs, ce livre, jette un pavé dans la mare de la bien-pensance et du dogme de l’indignation des vegans et autres courants végétariens protéiformes.

Ce livre, sonne comme, d’une part la défense d’un modèle agricole, l’élevage fermier et sa corollaire, celui des artisans des métiers de bouche et des agriculteurs, et d’autre part, comme une mise en garde, notre adversaire n’est pas le défenseur/détracteur des protéines animales où végétales mais bien le grand capitalisme, les financiers, les spéculateurs.

Malgré tout, l’adepte du véganisme est un idiot utile du capitalisme productiviste. Il est le cheval de Troie, ce cadeau Grec (Timeo Danaos et dona ferentes), pour développer en masse la biotechnologie alimentaire, fausse bonne solution des lobbies agro-alimentaire. Avec pour laboratoire nos pays mais comme laborantins les Israëliens qui fait autant du pink-washing que du green-washing, la vérité.

Souhaitant un monde aseptisé, sans chaîne alimentaire donc sans violences, par extension sans nature. Il est clair que le retour concret, du réel, sera une monumentale claque. Les petites fiottes à l’allure de Yann Barthès vont quémander leur ration de protéines animales !! De la barbaque et saignante.

Inclusif, le végan est par définition ouvert à d’autres styles de consommation et d’expression de soi, avec eux, soyons clair, nous arriverons à une société où la zoophilie sera admise, sur fond de transhumanisme avec modifications génétiques.

Finissons sur ces mots de Peter Singer, pape du véganisme : «  un chiot à plus d’importance qu’un nouveau né, qu’un vieillard où un handicapé. »

Vous avez dit humaniste… ?

SOROS et la société ouverte contre les populations

Le samedi 19 janvier 2019, l’équipe d’E&R Lille accueillait Pierre-Antoine Plaquevent et Lucien Cerise  pour une conférence intitulée  «SOROS et la société ouverte contre les populations».

Nous vous proposons aujourd’hui cette conférence en vidéo.

Gilets jaunes, le début du retour radical des luttes de classe…

Samedi 22 juin 2019 – Conférence de Francis Cousin

L’équipe d’E&R Lille accueillera Francis Cousin le samedi 22 juin 2019 à 16h00, pour une conférence intitulée  «Crise généralisée du fétichisme de la marchandise… Effondrement terroriste du mensonge étatique mondial… Gilets jaunes : le début du retour radical des luttes de classe… Sur le chemin maximaliste de Marx; saisir la vaste explosion sociale qui se prépare…»

Réservations : reservation.erlille@outlook.fr

Cousin 2019

COMPTE-RENDU DU CAFÉ LITTÉRAIRE DE MARS/AVRIL 2019

En cette période chargée, je vous propose un résumé des cafés littéraire des mois de mars et avril 2019.
Autant vous dire, on prend le taureau par les cornes et on ne perd pas le nord. Le but, terrasser cette hydre à trois têtes, entendu comme la métaphore de ce système qui ne cesse de se réinventer pour combattre l’opinion.
Donc, on se détend, dans son canapé, un peu de musique de fond, une bonne bière, et on admire le paysage ! La littérature, c’est comme de l’impressionnisme, de multiples coups de crayons pour donner plus de détails à la réalité .

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Médecin des morts : « récits de paléopathologie » – Philippe Charlier

Nous avons tendance, à juste titre, à comprendre l’histoire par les personnages qui l’anime, par leurs passions, les relations avec leurs contemporains et la philosophie qui les anime.

Ce livre s’attarde, par le biais de la paléopathologie, « étude médicale des vestiges humains » à comprendre ce qu’ils furent, d’un point de vue biologique en « utilisant tous les moyens médicaux à disposition(radiographie, génétique, analyse élémentaire, médecine légale) ».

L’auteur, par sa spécialité dresse le carnet de santé des populations, sous la Grèce/Rome Antique jusqu’a Louis XVII.

« Le peuple des morts, « Les Plus Nombreux » comme les appelaient les Grecs » se révèle au cours de 20 situations, dont la plupart vécues par l’auteur et nous livre ses secrets, nous instruit sur la vie quotidienne de feux nos semblables, résout des dilemmes sur les causes de leur mort, nous explique ce qu’est la cuisine des corps, les principes d’embaumement…

Dosant habilement, Histoire, explications scientifiques, avec des pointes d’ethnologie, d’archéologie, d’anthropologie, d’urbanisme, ce livre évite l’écueil d’être catalogué comme universitaire et rentre dans la catégorie vulgarisation d’une spécialité scientifique en ajoutant un foisonnement d’informations complémentaires qui permettent de bien saisir l’ensemble des données récoltées lors d’une intervention.

A la lecture, nous ne pouvons que mieux comprendre cette maxime Tibétaine : « La mort est la preuve de la vie ».

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Renault de Billancourt – Saint-Loup

Cette biographie de Louis Renault n’est pas un livre politique, la vie de ce génie de la mécanique ne peut se résumer à cela.

Celui qui aura connut le Boulangisme, l’Action Française et l’engouement de la France pour la doctrine Maurassienne, la première et seconde guerre mondiale, l’occupation et le régime de Vichy, n’aura eu de cesse tout au long de sa vie de défendre son affaire, son œuvre, son empire, et de défendre son pays, ses intérêts à travers ses ambitions, celles d’un entrepreneur, d’un père envers ses ouvriers, qui ne peut se laisser abattre par les volontés de ses concurrents soient-ils français comme Citroën, dit Citron où étrangères.

Le défaut de ce livre aurait pu être celui de son auteur, partisan du national-socialisme mais il n’en est point. Ce livre est celui d’un fin connaisseur du domaine automobile et d’un grand sportif. Saint Loup remet les choses dans l’ordre et nous émeut. Passant donc en revue aux travers de 9 chapitres, la vie de Louis Renault, de sa jeunesse à sa mort, dédouanant Renault d’une quelconque volonté d’intelligence avec l’ennemi, celui qui prétendait « niquer les allemands », « a nié la guerre de tout son génie industriel, et la guerre, dans ses derniers soubresauts, va se venger de cet homme qui fut toute sa vie son ennemi ».

Véritable hommage au mécanicien, oeuvrant dans le petit atelier familial, pilote chevronné, grand industriel et visionnaire, ce livre nous plonge en plein dans l’empire Renault, au coeur de la vie d’un homme, dans un siècle marqué par deux guerres qui vit perdre un nombre incalculable de ses marquantes personnalités dont Louis Renault, qui n’eut droit à aucun procès et mourut des suites des blessures, des coups, reçus à l’infirmerie de la prison de Fresnes.

Le complot contre Dieu : Le mondialisme démasqué – Johan Livernette

Livre majeur de Johan Livernette, rédigé dans un esprit de synthèse et véritable ressource formatrice pour pouvoir mettre des mots sur le combat qui dure depuis plus de 2000 ans, à savoir le combat de Dieu contre Satan.

Fruit de 5 années de recherches et de trois années d’écriture, le livre s’évertue à dévoiler la conspiration talmudo-maçonnique, cette opposition envers les peuples et nations en se reposant sur des documents permettant de constater l’évolution du mondialisme et surtout l’importance que joue les familles oligarchiques, les sociétés secrètes et leur mystique.

Johan Livernette, nous donne pour terminer, les armes pour une restauration Chrétienne en France et rétablir, en solution, le règne social du Christ.

Qu’est-ce que le fascisme – Maurice Bardèche

Bardèche nous livre, avec une pensée construite sur une vision globale du sujet traité, en moins de 200 pages, un éclairage sur un pan de l’histoire politique du 20ème siècle.
Il y détaille les fascismes passés, leurs réussites, leur erreurs, leurs modes d’action, dans un esprit de synthèse anti académique et anti universitaire.
Il s’attarde sur les fascismes au présent (1961) avec un réel attrait pour l’Egypte de Nasser et des réticences pour Castro.
Il finit par une vision du rêve fasciste.
Il y décrit le fascisme comme une régénération d’un peuple à partir d’un référent souvent a-chrétien. Le Césarisme mussolinien et l’Islam de Nasser.
Il y parle des ennemis : Les usuriers, l’indifférence du capitalisme devant le monde qu’il a créé, les grands propriétaires et le désordre. Il nomme ses principes : honneur, courage, abnégation, justice, ordre, primat de l’intérêt national sur les intérêts privés
Mais son analyse pose la question de la durée du fascisme et, en parlant de José Antonio Primo de Riveira, se demande si le souffle fasciste survivrait à la victoire du fascisme. Car celui ci, en tant que régénération est un mouvement, un souffle, une force, un élan qui se briserait dans la gestion administrative d’un Etat. Les fascismes n’ont pas eu deux générations pour prouver leur durée.
Dans « Sparte et les sudistes » de 1967, il propose une solution pour éterniser ce souffle. Que ce fascisme devienne une religion d’état dont le fondement serait la générosité. Que cette religion ne gouverne pas et soit comme l’âme du pouvoir temporel.

Pour prolonger votre lecture et votre réflexion, vous pouvez consulter les liens suivant :

Bardèche. http://lesenfantsdelazonegrise.hautetfort.com/media/00/02/2007007404.pdf
A lire : « Léon degrelle et l’avenir du Rex » de Robert Brasillach. http://www.histoireebook.com/index.php?post/2012/02/20/Brasillach-Robert-Leon-Degrelle-et-l-avenir-de-Rex
A écouter : Michel Drac sur « La doctrine du fascisme » de Mussolini. https://www.youtube.com/watch?v=bdlycRzUjvw&t=
A écouter : Fascisme et Monarchie de Joseph Merel invité par Serge de Beketch. https://www.youtube.com/watch?v=9Axj0peOiQ0

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The culture of critique : Kevin MacDonald

Figure de proue de la dissidence Américaine au même titre que Jared Taylor où E. Mickaël Jones, cet universitaire, grande figure également de l’Alt-Right nous propose un livre détonant, un livre que vous devez avoir eu entre les mains.

Largement critiqué, l’auteur c’est vu attribué le doux nom d’antisémite plusieurs fois par l’ADL (Anti Diffamation League) pour ce même livre.

MacDonald expose à travers, principalement, son champ de prédilection, la psychologie, l’importance de la culture juive sur les mouvements politique, sur la gauche politique, « embourbée » dans sa logique d’antiracisme et d’immigration.

L’auteur démontre preuve à l’appui, que des éminences grises, comme Franz Boas, Stephen Jay Gould, ont pu changer le paysage de la sociologie où de la psychologie, non par leur rigueur scientifique mais par une stratégie de groupe.

Cette stratégie de groupe minoritaire pour diminuer la force de la majorité avec toutes sa perversité.

L’auteur s’oppose par sa vision raciale à E. Mickaël Jones qui lui expose une conception théologique.

Plus d’informations sur le site de l’auteur : https://www.theoccidentalobserver.net/?fbclid=IwAR1TxqIcOvDc5hHUDfbV3v31T1my5ez1N3ImOPZH3HlbCCSJrNRUkMAISrs

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L’évolution : une difficulté pour la science, un danger pour la foi – Dominique Tassot

Si, cent cinquante ans après Darwin, on n’admet plus que l’homme descende du singe, on continue à penser que l’évolution est à l’origine du développement de l’univers, que l’homme est un animal évolué, que création et évolution ne sont pas incompatibles.

En effet, pourquoi Dieu n’aurait-il pas créé selon l’évolution ? Et, dans ce cas, l’harmonie supposée des origines ne serait-elle pas plutôt à venir ? Le progrès observé chez l’individu ne serait-il pas à attendre de l’espèce elle-même ?

La théorie de l’évolution s’est imposée dans le milieu scientifique, économique, politique et, un peu plus tard, dans la pensée chrétienne. Elle justifie depuis longtemps certains comportements éthiques et sociaux, entraîne des compromis théologiques et une vision de Dieu très éloignée de celle de la Bible, ce qui n’est pas étonnant puisque Darwin est célébré pour avoir produit « la justification intellectuelle qu’attendaient les athées ».

Aujourd’hui pourtant, nombre de scientifiques reconnaissent que l’évolution n’est « ni prouvée ni prouvable ». À leur suite, Dominique Tassot, ancien élève de l’Ecole des Mines de Paris, montre de façon claire et rigoureuse que les prétendues « preuves » de l’évolution sont toutes fallacieuses, et ce pour des raisons strictement scientifiques… Il permettra ainsi au lecteur soucieux de vérité de s’affranchir de ce que le biologiste Jean Rostand nommait « un conte de fées pour grandes personnes », restaurant ainsi l’image de l’homme dans ses privilèges originels.

Égalité & Réconciliation Section lilloise